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Nadal - Djokovic, la lutte finale débute... à distance

Nadal - Djokovic, la lutte finale débute... à distance

Le 29/10/2019 à 23:27Mis à jour Le 30/10/2019 à 16:23

MASTERS PARIS-BERCY - Novak Djokovic et Rafael Nadal commencent leur tournoi ce mercredi, entamant ainsi la dernière ligne droite de cette saison 2019. A la lutte pour la place de numéro 1 mondial, les deux rivaux ont refusé d’accorder une importance démesurée au sujet, ils ne trompent personne : l’enjeu est de taille.

A les voir bavarder ensemble sur le court tout sourire vendredi dernier, on jurerait que tout est joué. Or, Novak Djokovic et Rafael Nadal vont entamer mercredi l’ultime phase de leur duel pour le trône. Si le Serbe est encore cette semaine numéro 1 mondial, il passera quoi qu’il arrive la main à son rival espagnol lundi prochain. Fort de 1280 points d’avance à la Race, le Majorquin peut même s’assurer de finir l’année en tête s’il s’impose à Paris-Bercy, ou compte plus augmente son avantage à hauteur de 1500 unités à l’issue du tournoi.

Ces données posées, Nadal le sait bien, cette arène parisienne ne lui a jamais réussi. Finaliste en 2007, il ne s’y est jamais imposé, le défi est donc de taille pour celui qui n’a plus joué sur le circuit depuis l’US Open, profitant de cette pause pour se marier et soigner une main gauche douloureuse. "Si la chance n’a rien à voir avec mes 12 Roland-Garros, alors ce n’est pas parce que je n’en ai pas eu que je n’ai jamais gagné ici. Je me suis beaucoup blessé les années précédentes, c’est vrai, et j’ai été souvent forfait pour ce tournoi. Les autres fois, je n’ai pas bien joué ou mes adversaires étaient meilleurs. Évidemment, c’est en indoor, une surface qui me convenait moins dans le passé. Mais je pense que je me suis amélioré pour bien y jouer", a-t-il expliqué dimanche dernier.

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Des histoires opposées avec Bercy

Nadal assure qu’il se sent mieux physiquement et espère démarrer la compétition à 100 % de ses moyens. Il en aura assurément besoin s’il veut rafler la mise, même si le forfait de Roger Federer a éclairci ses perspectives. Dans la partie haute, Djokovic, lui, est cerné avec Stefanos Tsitsipas, Daniil Medvedev et Dominic Thiem notamment. Mais le natif de Belgrade a une histoire bien plus idyllique avec Bercy où il a été sacré à quatre reprises, un record. "J’ai historiquement très bien joué ici et en indoor plus généralement. J’étais encore en finale l’année dernière. Je me sens bien physiquement, je n’ai plus de douleur à l’épaule gauche depuis trois-quatre semaines. Je me suis bien préparé", a confié l’intéressé.

Au Kazakhstan pour disputer ensemble une exhibition la semaine dernière, les deux meilleurs joueurs du monde ont joué la fraternisation, prolongée lors d’une séance d’entraînement commune à Bercy qui a beaucoup fait parler. "J’ai adoré frapper la balle avec Rafa, ça faisait des années que ce n’était pas arrivé. C’était super, avec beaucoup d’intensité, je me suis bien amusé. Nous sommes rivaux, mais ça ne nous empêche pas d’avoir beaucoup de respect l’un pour l’autre et pour nos équipes. C’était étrange parce d’habitude quand je le vois de l’autre côté du filet, c’est comme si j’étais en demi-finale ou en finale de tournoi", s’est épanché Djokovic.

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" Rafa est en bien meilleure position que moi"

En se confiant ainsi, le Serbe a trouvé la parade pour dédramatiser l’enjeu de cette fin de saison qui pourrait lui permettre d’égaler Pete Sampras s’il venait à terminer l’année numéro 1 mondial pour la sixième fois de sa carrière (dépassant par la même occasion Federer). Il a d’ailleurs fait basculer implicitement la pression dans l’autre camp. "Bien sûr que je suis dans la course, mais Rafa est en bien meilleure position. Ça ne dépend pas que de moi, mais pour avoir une chance, je dois gagner tous mes matches jusqu’à la fin. Je ne peux pas me permettre de penser à ce qu’il fait de son côté. J’essaierai de faire de mon mieux et de voir où ça me mène."

Nadal s’est aussi débarrassé de la patate chaude. Le Majorquin a joué la prudence, fidèle à sa réputation. En position de force sur le plan comptable, il sait cependant que le manque de rythme et de compétition pourrait lui être fatal sur une surface qu’il juge rapide. "Je préfère être numéro 1, que numéro 2 ou numéro 3. Et bien sûr, terminer la saison numéro 1, c’est quelque chose de spécial, j’adorerais que ça arrive. Mais je n’ai pas pu aller en Chine (il a fait l'impasse sur la tournée asiatique, ndlr). Etre numéro 1 n’est plus mon objectif absolu, je dois organiser mon calendrier pour jouer le plus longtemps possible", a-t-il ainsi botté en touche.

Dans ce jeu de dupes, le destin a poussé la symétrie jusqu’à l’ironie. Pour leur entrée en lice, les deux légendes auront droit chacun à un gaucher français : Adrian Mannarino défiera Nadal, tandis que Corentin Moutet s’attaquera au "Djoker". Bien que déséquilibrées sur le papier, les affiches ont de quoi parfaitement lancer ce duel à distance et chauffer le public parisien. Avant peut-être la bataille des chefs dimanche…

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