A Wimbledon, le coup n'était pas passé loin avec une victoire en cinq sets de Roger Federer (4-6, 6-7, 6-2, 7-6, 6-1). Lors des Jeux Olympiques, quelques jours plus tard, le Suisse n'avait fait qu'une bouchée (6-2, 6-2) de Julien Benneteau. Cette fois, le Français a obtenu sa revanche à Rotterdam, en quart de finale. Un succès obtenu en 1h20 de jeu sur la tête de série n°1 du tournoi (6-3, 7-5). C'est la deuxième fois de sa carrière, après le Masters de Paris-Bercy en 2009, que le Bressan parvient à prendre le meilleur sur le n°2 mondial. Au prochain tour, il affrontera Gilles Simon qui a profité de l'abandon du Slovaque Martin Klizan en cours de match (6-7, 6-3, 3-0).
C'est la deuxième demi-finale de l'année pour Benneteau après celle perdue en janvier face au Sud-Africain Kevin Anderson à Sydney. Finaliste à sept reprises dans sa carrière, il attend toujours de remporter son premier tournoi. Vendredi, il a dominé à la régulière un Federer qui s'était pourtant baladé dans ses deux premiers matches aux Pays-Bas. "Je savais que je pouvais réussir (à le battre), car je l'avais déjà fait auparavant", a admis le Français. Il a notamment pris le service du Suisse à cinq reprises, un exploit, surtout en salle contre un serveur de sa trempe.
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Il a aussi gardé ses nerfs lorsque Federer s'est procuré trois balles de break à 5-5 au deuxième set. "Mais j'aurais été chanceux si j'avais réussi à arracher un troisième set", a estimé le Suisse. "C'était un match de rêve et j'ai joué comme dans un rêve (...) Sur la balle de match, je me suis simplement dit: Allez, il faut le gagner ce point et c'est ce que j'ai simplement fait, a souligné Benneteau qui, dans un sourire, a ensuite présenté ses excuses au directeur du tournoi, l'ancien joueur Richard Krajicek, pour avoir éliminé sa principale, et coûteuse, tête d'affiche. "C'est sans doute la plus belle victoire de ma carrière, il était favori mais depuis le début de la semaine, je joue bien et j'espère que cela n'est pas fini".
C'était seulement le deuxième tournoi de l'année pour Federer qui s'était arrêté en demi-finales de l'Open d'Australie face à Andy Murray. "Je me sens mal pour les supporters qui ne peuvent plus me voir jouer désormais. Mais Julien a fait un grand match, il s'est créé plus d'occasions que moi. J'ai tout tenté mais il mérite sa victoire", a commenté le Suisse. Il s'envolera dimanche pour l'Afrique du Sud, le pays d'origine de sa mère, pour promouvoir sa fondation et où il espère rencontrer Nelson Mandela.
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