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Federer n'y arrive plus
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Publié 02/04/2011 à 11:24 GMT+2
Sèchement battu par Rafael Nadal (6-3, 6-2), vendredi, en demi-finale du Masters de Miami, Roger Federer s'est rarement montré aussi impuissant face au N.1 mondial. Etait-ce un "jour sans" comme le clame le Suisse ou l'Espagnol a-t-il pris définitivement le dessus ? Eléments de réponse.
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Des conditions pas favorables ?
La surface en dur de Miami n'a pas plu à Roger Federer. "Je savais que la surface était lente et ça a rendu encore plus difficile le fait de jouer contre Rafa", a expliqué le Suisse. Federer, lui, préfère les surfaces rapides où Il peut dérouler son plan de jeu et s'appuyer sur de bonnes premières balles. "J'ai été breaké rapidement et j'ai vite senti que les conditions ne m'étaient pas favorables. Je savais que j'aurais moins de points gratuits au service par exemple, ce qui permet en général de se mettre dans une bonne dynamique au service. Et quand tu rates un service, après tu t'engages dans un échange difficile", a expliqué celui qui n'a affiché qu'un pourcentage de réussite au service de seulement 60% contre 76% pour son adversaire. Pis, Federer n'a remporté que 57% des points sur sa première balle (20 sur 35) quand Nadal a affiché un taux de 82% (28 sur 34).
L'effet Annacone s'estomperait-il ?
Lorsqu'il a embauché Paul Annacone, ancien coach de Pete Sampras au cours de l'année 2010, Federer n'avait qu'un but : trouver une parade pour contrer Nadal. Quelques mois plus tard, le plan a fonctionné avec sa victoire sur l'Espagnol en finale du Masters, à Londres. Mais la suite s'est avérée plus compliquée. Et ce n'est pas faute d'avoir essayer en demi-finale du Masters de Miami. Comme le souhaitait son coach, Federer a multiplié les montées au filet, varié son jeu. Mais rien n'y a fait. Il est tombé sur un os et la recette Annacone a fait plouf face à un Nadal plus puissant que jamais. Avec son lift ravageur, ce dernier a mis au supplice le revers du N.3 mondial, coupable de 31 fautes directes. Et lorsqu'il est monté au filet, le Suisse a là-aussi subi les passings multiples de son adversaire."Je n'étais pas bon sur le plan offensif et ça ne m'a pas permis de me créer des occasions. Je voulais abréger les points, prendre la balle plus tôt, varier le jeu et plusieurs autres choses mais je n'ai pas été capable de mettre en place mon plan de jeu alors que Rafa a su le faire", a-t-il détaillé.
Nadal, injouable ?
Vainqueur (6-3, 6-2) en 1h18 de jeu, Rafael Nadal semble sur une autre planète. L'Espagnol a infligé au Suisse l'une de ses plus sévères défaites, la quinzième en vingt-trois rencontres entre les deux hommes. Nadal a bien joué, a varié ses coups, s'est montré tranchant et décisif quand il le fallait. Tout le contraire de son adversaire. "Il y a aussi le fait que j'ai pris les mauvaises décisions sur les points importants alors que Rafa a bien joué quand il en a eu besoin, résumait encore Federer. C'est un joueur tellement unique de par sa façon de jouer.C'est décevant. C'était un jour sans pour moi, malheureusement. Il mérite d'être en finale." Marqué par cet échec, le Suisse refuse toutefois d'abdiquer : "Je sais que je peux encore faire des choses dans ce sport, a-t-il fermement ajouté. C'est bien sûr décevant de perdre un match comme ça. Mais je ne me sens pas comme un joueur de 35 ans, ce que vous (les journalistes) avez l'air de penser. Je n'ai que 29 ans et j'ai encore beaucoup d'années devant moi."
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