Stakhovsky : "Djokovic m'a envoyé un message de soutien, Federer et Nadal ont préféré le silence"

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Depuis quelques jours, Sergiy Stakhovsky est revenu en Ukraine pour prendre les armes et défendre son pays face à l'invasion russe. Et dans une interview au quotidien italien La Stampa, l'intéressé, actuellement 233e mondial mais retraité des courts depuis l'Open d'Australie, a affirmé qu'il avait tenté de contacter le Big 3. Seul Novak Djokovic lui a répondu.

Roger Federer (li.) und Sergiy Stakhovsky (re.)

Crédit: Imago

Voici quelques jours, Sergiy Stakhovsky a fait un terrible choix. Convaincu qu'il était de son devoir de participer à la défense de son pays, l'Ukraine, face à l'invasion russe, le récent retraité des courts (mais toujours classé à la 233e place mondiale actuellement) a dû laisser en sécurité derrière lui en Hongrie femme et enfants, confiant même à CNN qu'il ne savait pas si son épouse le lui pardonnerait un jour. Actuellement à Kiev dans l'armée de réserve, il tente d'alerter au maximum l'opinion publique internationale et d'obtenir le plus grand nombre de soutiens possible à sa cause. C'est dans cette optique qu'il a tenté de contacter récemment les membres du "Big 3".
Si ni Novak Djokovic, ni Roger Federer, ni Rafael Nadal n'ont fait de déclarations publiques fortes au sujet de la guerre jusqu'ici, Stakhovsky a confié au quotidien italien La Stampa qu'ils n'avaient pas réagi de la même manière à ses appels. "Djokovic m'a envoyé un message de soutien, nous avons même échangé un peu. J'ai essayé de contacter Federer et Nadal, j'en suis désolé mais ils ont préféré le silence", a confié celui qui avait créé la sensation en 2013 en battant le Suisse au 2e tour à Wimbledon.
Stakhovsky n'en a pourtant pas tenu plus rigueur que cela aux deux intéressés. "Je les comprends, ce n'est pas leur guerre. Nous avons le soutien de grandes personnalités, j'espère que ça durera", a-t-il tempéré. "Il y a des messages du monde entier pour s'unir et arrêter cette pagaille. Il y a aussi toutes ces sanctions, j'ai reçu des messages d'amis et même d'autres qui n'en sont pas. Toutes ces restrictions, ces sanctions infligées à la Russie, c'est super, ça marche... mais ça n'empêche pas Poutine de faire ce qu'il fait."
Si l'absence de prise de parole de Federer et de Nadal peut légitimement décevoir à ce stade, le soutien de Djokovic n'est, lui, pas surprenant. Le Serbe, qui a grandi sous les bombes en Serbie, ne connaît malheureusement que trop bien les traumatismes provoqués par une guerre sur son sol natal.
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