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Tennis/Dopage: Sinner se défend d'avoir bénéficié d'un "traitement de faveur"
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Publié 30/04/2025 à 08:20 GMT+2
Alors que sa suspension va prendre fin au début du mois de mai, Jannik Sinner, attendu pour le Masters 1000 de Rome (7 au 18 mai), a brisé le silence mardi soir sur la Rai. Si l'actuel numéro un mondial s'est défendu d'avoir bénéficié d'un traitement de faveur de la part des autorités antidopage, le joueur de 23 ans a révélé avoir pensé à mettre fin à sa carrière.
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Jannik Sinner, qui s'apprête à faire son retour en compétition après trois mois d'une suspension controversée pour dopage, a balayé l'idée selon laquelle il aurait bénéficié d'un traitement de faveur de la part des autorités antidopage.
"J'ai été un peu critiqué sur le fait que j'aurais été traité différemment, mais ce n'est pas vrai. Personne n'a de traitements de faveur", a-t-il déclaré dans un entretien à la Rai diffusé mardi soir. "Il y a eu tant et tant d'audiences (des autorités antidopage), on m'a contrôlé peut-être plus que les autres", a poursuivi l'Italien qui doit faire son retour à l'occasion du Masters 1000 de Rome (7-18 mai).
"Je ne veux pas répondre ou réagir (aux critiques), ils sont libres de dire ce qu'ils veulent et juger les gens. Pour moi, ce qui compte c'est que je sais ce qu'il s'est passé, c'était difficile et je ne souhaite à personne de passer d'innocent à vivre ce que j'ai vécu", a ajouté le vainqueur du dernier Open d'Australie.
Contrôlé positif au clostebol en mars 2024, Sinner avait expliqué la présence de cet anabolisant dans ses échantillons par une contamination accidentelle, via un massage prodigué par un membre de son entourage. Il avait été initialement blanchi par l'Agence pour l'intégrité du tennis (Itia), décision que l'Agence mondiale antidopage (AMA) a contestée devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) pour demander un à deux ans de suspension.
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Oui, Sinner manque beaucoup au circuit...
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Sinner : "J'ai vraiment eu du mal à accepter ces trois mois de suspension, car dans mon esprit, je n'ai rien fait de mal"
Début février, Sinner et l'AMA ont conclu un accord pour une suspension de trois mois qui prendra fin le 4 mai, accord critiqué par plusieurs joueurs, en activité ou retraité, ou sa compatriote et championne olympique de natation, Federica Pellegrini.
"A mes yeux, quand il y a contamination comme cela s'est produit pour moi, ou si tu absorbes quelques chose en mangeant sans t'en rendre compte comme cela peut arriver et que les docteurs disent que cela ne te donne pas plus de force ou de lucidité, c'est une autre affaire, il y a tout un protocole, a insisté Sinner. J'ai vraiment eu du mal à accepter ces trois mois de suspension, car dans mon esprit, je n'ai rien fait de mal."
Sinner a "touché le fond" lors de l'Open d'Australie
L'Italien est revenu sur sa saison 2024 disputée sous la menace d'une longue suspension, ce qui ne l'a pas empêché de remporter huit titres, dont l'Open d'Australie, l'US Open et les Masters ATP. "Je ne sentais pas comme un joueur devrait se sentir sur le terrain, on s'entraine pour se faire plaisir en faisant des grands matches et ce plaisir disparaissait jour après jour", a-t-il avoué.
Durant "ces douze mois de difficultés", il a dit avoir touché le fond en janvier à l'Open d'Australie, ressentant l'envie de "tout laisser tomber". "À un moment, j'ai même pensé tout arrêter. J'ai eu la chance d'avoir autour de moi de personnes qui m'ont aidé et qui m'ont cru. Elles ont été très importantes pour m'aider dans ces moments-là... Je n'étais pas à l'aise dans les vestiaires, au restaurant du tournoi, les autres joueurs me regardaient de façon différente, a-t-il déclaré. Ce ne plaisait pas du tout, je me suis dit que vivre le tennis comme ça me pesait beaucoup".
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