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US Open 2013: Novak Djokovic retourve Rafael Nadal en finale
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Publié 09/09/2013 à 03:24 GMT+2
Novak Djokovic n'ignore pas ce qui l'attend en finale face à Rafael Nadal. Il connait le plan de jeu à appliquer. Mais c'est plus simple à dire qu'à faire...
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Quatrième finale consécutive à Flushing. Jamais vous n'aviez réussi ça, dans aucun Grand Chelem. Comment l'expliquez-vous?
N.D. : J'adore jouer ici. J'adore aussi jouer sur la Rod Laver Arena à Melbourne, mais je me sens vraiment bien sur le court Arthur-Ashe. J'aime l'énergie qui se dégage de ce court. J'ai des sensations particulières, je me sens chez moi. Ici, je suis logé chez un ami, c'est comme si j'étais en famille. Ca contribue à ma réussite, ça me donne à la fois de la motivation et du confort, pour la récupération surtout.
Vous aviez connu un tournoi relativement tranquille jusqu'à cette demi-finale contre Wawrinka. Finalement, n'était-ce pas une bonne chose de vivre un match comme ça?
N.D. : Absolument. On sait qu'on risque d'être testé de plus en plus à mesure que le tournoi progresse. J'ai joué contre un joueur qui vit sa meilleure saison, qui est en pleine confiance et qui n'avait rien à perdre. Je ne m'attendais pas à un match facile. L'important, c'est d'avoir trouvé un moyen de m'en sortir. C'est tout ce qui compte.
Wawrinka a confié qu'il vous avait trouvé nerveux. Etait-ce le cas?
N.D. : Oui, j'étais nerveux, parce que c'est normal d'être nerveux, excité, appelez-ça comme vous voudrez, avant un match comme ça. Il y a beaucoup de sensations qui envahissent votre corps. Je savais que ça allait être compliqué et peut-être que je suis entré sur le court un peu tendu du coup, oui. Je n'arrivais pas à trouver mon rythme, je commettais beaucoup de fautes. C'était frustrant.
Qu'est-ce qui pèse le plus dans le fait de gagner à l'arraché, en cinq sets: votre confiance boosté ou les traces que cela peut laisser physiquement?
N.D. : Je ne vois que du positif. Je vais avoir deux jours pour récupérer et je n'avais pas passé beaucoup de temps sur le court avant ça. Donc mentalement, ça va m'aider, et physiquement, je suis très bien. Je suis vraiment content d'avoir gagné en cinq sets, surtout après avoir été mené deux manches à une.
Face à Rafael Nadal, vous allez sans doute devoir livrer un nouveau combat épique. Physiquement et mentalement, pourquoi est-ce si spécial de l'affronter?
N.D. : C'est tout simplement le plus grand défi dans notre sport actuellement, de jouer contre Rafa. Il se bat sur chaque point, sur chaque frappe, avec une intensité égale. Il n'y a pas un moment de répit. On le sait, on s'y prépare, mais ça ne rend pas la chose plus simple pour autant.
Vous êtes en confiance ici mais lui l'est également compte tenu de sa saison…
N.D. : Il n'a pas perdu un match sur dur cette année alors c'est certain, il est en confiance. Il a perdu trois matches en 2013. Il n'y a aucun doute sur le fait qu'il est le meilleur joueur de l'année. Je l'ai déjà joué deux fois en finale ici. Je sais ce que j'ai à faire mais... je dois réussir à le faire sur le court. Et ça, c'est moins facile !
Ce match va peser aussi dans la course à la place de numéro un. Est-ce dans un coin de votre tête?
N.D. : Oui, bien sûr, c'est important. J'ai fini numéro un mondial ces deux dernières années et je sais l'énergie et la constance que ça demande sur 10 ou 11 mois entiers. Rafa est en meilleure position que moi, c'est évident. Mais je suis toujours numéro un pour l'instant et je vais me battre pour le rester. Je sais que je dois bien jouer, gagner beaucoup de tournois d'ici la fin de l'année. J'en suis bien conscient. Mais ce n'est pas ce qui est devant moi, là, dans l'immédiat. Lundi, il s'agit de gagner un titre du Grand Chelem.
Programmer cette finale un lundi, ça vous inspire quoi?
N.D. : Pour être, franc, ça ne m'emballe pas. Mais c'est comme ça. Alors on nous dit que c'est mieux parce que ça donne deux jours de récupération après les demi-finales. C'est sûr, entre samedi-dimanche et samedi-lundi, je prends samedi-lundi. Mais le schéma, pour moi, en Grand Chelem, c'est: demies le vendredi, finale le dimanche. Je ne vois pas pourquoi l'US Open serait une exception. Il y a la Coupe Davis en plus derrière. Pour ceux qui la jouent, c'est ennuyeux. La programmation, c'est vraiment un sujet délicat. Je ne trouve pas juste non plus de jouer ma demi-finale à midi alors que je m'étais couché à trois heures du matin l'avant-veille après mon quart. Les autres demi-finalistes, eux, avaient eu trois jours. Il n'y a aucune logique là-dedans. On ne nous écoute pas. Il y a sans doute des gens qui ont plus de pouvoir que les joueurs, mais il faudra que ça change un jour.
En parlant de programme chargé, Andy Murray a semblé usé, physiquement et mentalement. Comment faites-vous pour tenir alors que vous avez beaucoup joué vous aussi, cet été, de Wimbledon à l'US Open?
N.D. : J'essaie toujours de repousser mes limites. On vit pour les tournois du Grand Chelem, alors on fait l'effort. Il faut aller chercher ce qu'il reste d'énergie, mentale et physique, pour tenir. Je ne suis pas aussi frais qu'en début de saison, mais c'est pour tout le monde pareil.
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