US OPEN - TABLEAU MESSIEURS - Quart de finale
. Rafael Nadal (ESP, 3) bat Fernando Gonzalez (CHI, 11) 7-6 (7/4), 7-6 (7/2), 6-0
Prochain adversaire : Del Potro.
Rafael Nadal fait la vigie. Du haut de sa chaise du court Arthur Ashe, l'Espagnol peut voir venir d'autres orages. Après avoir patienté deux jours, il a atteint les demi-finales de l'US Open en observant le naufrage pathétique du Corsaire chilien Fernando Gonzalez. Après une première partie de quart de finale intense, les deux joueurs sont revenus sur le court en plein jeu décisif, le deuxième de leur match : Gonzalez commet quatre fautes directes et perd le set. A deux sets à un, on imagine qu'il s'agit d'une mise en jambes trop brutales pour le Chilien et qu'il va donner le meilleur de lui-même ensuite. C'était mal interpréter ses grimaces. Puncheur intraitable contre Tsonga, Fernando a perdu tous ses moyens et le match en une petite demi-heure. C'est la septième défaite du Chilien face à Nadal, la cinquième de rang.
US Open
La finale messieurs repoussée à lundi
12/09/2009 À 09:00
Comment expliquer les erreurs grossières de Gonzalez ce samedi ? La gestion de l'attente bien entendu, et une petite douleur à la cheville qui a dû se faire sentir un peu plus fort à la fin de ce "mini jeu décisif" totalement raté. Un coup de massue traduit sur le court par une raquette fracassée sur le sol, et un troisième set bâclé. On s'inquiétait du programme chargé de Nadal, qui avait entre temps déclaré forfait pour la demi-finale de Coupe Davis (abdominaux). On imagine le clan Nadal soulagé. Une demi-heure d'entraînement de niveau moyen, ses abdos n'ont pas vraiment souffert. A moins d'un fou rire au regard de la feuille de match. Fernando a commis en effet 59 fautes directes au total (pour 37 coups gagnants), soit 20 par set en moyenne (21 lors de la dernière manche qui a compté deux fois moins de jeu que les deux autres).
"Une loterie"
"C'est difficile de redémarrer au milieu d'un tie-break, c'est un peu comme une loterie", a relativisé Nadal. Tout peut arriver. Heureusement pour moi, j'ai gagné les quatre premiers points, ça a été décisif pour le match. Fernando a fait plus d'erreurs que jeudi (quand le match a commencé), ça m'a aidé. Le match d'aujourd'hui (samedi) n'était pas très physique, donc, ça ne me dérange pas de jouer deux jours de suite (dimanche et éventuellement lundi). Je vais voir comment je suis physiquement demain (dimanche)."
Avec 13 fautes directes au total, Nadal a récité son tennis pourcentage. Sa frappe de gaucher a souvent mis Gonzalez au supplice dans les décalages en coup droit. Il lui faut maintenant envisager deux matches en deux jours. John McEnroe est intervenu vendredi sur le sujet : "Cela peut être dur de jouer deux jours de suite. Cela m'a affecté plusieurs fois en matches. C'est le dernier Grand Chelem de l'année et c'est un tournoi très physique. Federer et Djokovic n'ont pas joué depuis mercredi, c'est un avantage sans aucun doute pour eux. Ils n'ont pas eu le stress de l'attente que Nadal a subi. Non seulement il est préoccupé par sa blessure, mais tourner en rond dans les vestiaires prend beaucoup d'énergie ! Je suis sûr que dans la journée (en repensant à ses matches interrompus l'an dernier), il a dû se demander : "Pourquoi moi?'". Quant à Gonzalez, c'est plutôt à la fin du match qu'il a dû se poser des questions existentielles
POURQUOI F.GONZALEZ A-T-IL RATE SA FIN DE MATCH ?
Réponse de l'intéressé : "Je ne sais pas ce qui s'est passé." On est bien avancé... "Je ne sentais pas la balle. Mes tirs n'étaient pas aussi ravageurs que d'habitude." Alors la théorie du film d'horreur ? "J'étais peut-être effrayé dans le tie-break." Pas super crédible. "Il a breaké au début du 3e set, puis une autre fois ensuite. Après ça, c'est devenu difficile car il frappait toujours ses balles sur mon revers", raconte Fernando résigné. "C'était tellement rapide, c'était comme un nouveau match, sauf que là je ne suis pas resté une ou deux heures sur le court, mais on dirait plutôt juste trois minutes. J'étais plus lent que jeudi." On avait remarqué...
US Open
Del Potro voit haut
11/09/2009 À 01:30