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US Open 2014 : Roger Federer s'appuie moins sur son expérience que sur sa forme du moment
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Publié 29/08/2014 à 12:46 GMT+2
Roger Federer compte sur ses certitudes du moment à l'heure d'affronter Samuel Groth au deuxième tour de l'US Open. Bien plus que sur son expérience passée à Flushing Meadows, à laquelle il avait tenté de se raccrocher l'an dernier.
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Devinette : quel est le tournoi du Grand chelem que Roger Federer n’a pas gagné depuis le plus longtemps ? Roland-Garros ? Perdu : il s’agit de l’US Open. Une véritable curiosité statistique : depuis la fin de son implacable quinquennat victorieux (2004-2008), Roger Federer repart chaque année bredouille de Flushing Meadows quand, dans l’intervalle, il a triomphé une fois à Roland-Garros, une fois à l’Open d’Australie et deux fois à Wimbledon. Mieux - ou pire : le Suisse n’a plus été à l’affiche de la finale new-yorkaise depuis son revers contre Juan Martin del Potro, il y a cinq ans.
Un an après le catégorique "C’était nul !" lâché après son non-match livré à Tommy Robredo en huitièmes de finale, c’est un Federer gonflé à bloc qui se verrait bien renouer le fil de sa riche histoire avec "Flushing", fort d’une confiance retrouvée : "L’an dernier, je tentais de me convaincre que je pouvais y arriver, en me basant sur le sentiment que si je l’ai fait dans le passé, je pouvais le refaire, explique-t-il. Alors que cette année, j’ai des certitudes récentes. J’ai joué beaucoup de bons matchs. Pas seulement à Toronto et à Cincinnati, mais depuis la première semaine de l’année. J’ai joué beaucoup de finales, gagné des titres… J’arrive à l’US Open avec le souvenir frais à l'esprit de ce qu’on ressent quand on gagne un tournoi, combien la confiance revient alors."
Trois titres (Dubaï, Halle, Cincinnati) et cinq finales (Brisbane, Indian Wells, Monte-Carlo, Wimbledon et Toronto) en huit mois ne font pas que panser les bobos moraux : ils soignent aussi un classement mondial. Remonté au troisième rang ATP (il était huitième fin janvier), promu tête de série n°2 en l’absence de Rafael Nadal, Roger Federer bénéficie dans ce tournoi d’un éloignement maximal avec Novak Djokovic, l’homme qui l’a battu deux fois en demi-finales sur le Stadium Arthur-Ashe… à chaque fois en sauvant deux balles de match (2010 et 2011). Cette fois, s’il retrouve le n°1 mondial, ce ne sera pas avant la finale, pour ce qui serait alors la revanche de leur monument en cinq sets lors du dernier Wimbledon.
Reste maintenant au Suisse à profiter de cet avantage qu’il s’est (re)construit patiemment, en ne trébuchant pas devant, par exemple, le 104e joueur mondial Samuel Groth, qu’il va découvrir au deuxième tour, et qui, à 26 ans, est surtout connu pour son énorme service, chronométré jusqu’à 263km/h - record mondial - en 2012. Avant de se projeter plus loin, Federer en reste à cet adversaire : "On ne gère pas de la même manière un début et une fin de Grand chelem, professe-t-il, prudent. Les premiers tours, il y a plein d’à-côtés à gérer avec la presse, les sponsors, l’entraînement… sans oublier de dormir et de garder de l’influx ! Il faut faire attention à ne pas se disperser alors que c’est justement le moment où l’on doit se familiariser avec les conditions de jeu, qui varient forcément d’une année à l’autre." Alors qu’il n’a plus perdu en première semaine à New York depuis sa participation originelle, en l’an 2000, Federer sait forcément de quoi il parle : d’une pierre, deux coups, sa victoire au premier tour sur un autre Australien, Marinko Matosevic, a aussi servi de coup d’envoi au gigantesque "coup" marketing lancé par Nike autour du Suisse et de Michael Jordan.
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