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Kevin Anderson a mis Andy Murray K.-O.

Anderson a mis Murray K.-O.

Le 08/09/2015 à 06:14Mis à jour Le 08/09/2015 à 06:19

US OPEN 2015 - Sensation à New York : Andy Murray a été sorti du tournoi par Kevin Anderson, lundi soir. Une nouvelle fois bousculé durant cette quinzaine, le Britannique a finalement quitté Flushing Meadows dès les huitièmes de finale, battu en quatre sets par le 14e mondial au terme d'une partie qui a duré 4h20 (7-6, 6-3, 6-7, 7-6).

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Coup de tonnerre à l'US Open: Andy Murray est déjà dehors. Le Britannique a été éliminé du tournoi, lundi, après une défaite en quatre manches face à Kevin Anderson en huitième de finale (7-6, 6-3, 6-7, 7-6). Il a fallu 4h18 au Sud-africain pour sortir le vainqueur de l'édition 2012, qui n'a pas évolué à son tout meilleur niveau sur le court Louis-Armstrong.

Murray sorti avant les quarts de finale d'un tournoi du Grand Chelem c'est une véritable sensation. Cela ne lui était plus arrivé depuis cinq années et le 3e tour de l'US Open 2010. Son bourreau de l'époque se nommait alors Stan Wawrinka. Le Suisse, vainqueur de Donald Young en quatre sets plus tôt dans la journée, sera d'ailleurs l'adversaire d'Anderson en quarts, mercredi. Le 15e joueur mondial a lui signé à New-York son premier succès contre un membre du Top 10 en Grand Chelem. Un véritable pas en avant pour lui.

Passé tout près d'un exploit face à Novak Djokovic en huitième de finale du dernier Wimbledon, Anderson n'a cette fois pas vécu le même et cruel scénario. Comme face au Serbe, il a mené deux sets à rien face à un adversaire très inégal. A la différence du N.1 mondial, l'Ecossais n'a pu remonter qu'un set de handicap. Une troisième manche remportée au tie-break et de fort belle manière. Breaké à deux reprises, le Britannique a trouvé l'énergie pour aller rechercher le service de son adversaire et éviter une déroute en trois sets.

Premier quart de finale en Grand Chelem pour Anderson

Mais Kevin Anderson a eu de le ressource lui aussi. Pourtant au bord des crampes, et souvent peu enclin à aller au bout des échanges sur le service de Murray, le natif de Johannesbourg a misé sur sa solidité au service, et un jeu offensif retrouvé, pour faire constamment la course en tête. A 2-1 en sa faveur, il s'est même procuré les deux seules balles de break de cette dernière manche. Mais il n'est pas allé au bout de ses idées, la faute à un bras tremblant en revers et à un Murray qui a carburé. A 6-5, il est passé à deux points de la rencontre, mais un long échange, bien trop long pour lui, suivis d'une montée au filet de Murray l'ont condamné.

Puis est venu le jeu décisif, le troisième de ce huitième de finale complètement improbable. Celui qu'il ne fallait pas louper. Un jeu décisif qu'Anderson a finalement survolé (7-0). Porté par son service, un coup de fusil en retour (à 2-0), et une demi-volée réflexe, qui a surpris l'Ecossais, après une seconde balle (à 3-0), le Sud-africain a étonné son monde. Et lui en premier probablement.

Son succès face au double vainqueur en Grand Chelem a pourtant été le résultat d'une logique implacable. Toujours désireux d'être dans le court, capable de prendre des risques, et porté par le jeu vers l'avant (81 coups gagnants, pour 57 fautes directes, contre un bon 49-20 pour Murray), il est allé chercher son quart de finale comme un grand. A 29 ans, il va découvrir pour la première fois de sa carrière les quarts de finale d'un tournoi du Grand Chelem. Après sept tentatives infructueuses au 4e tour, il était temps de franchir un cap. Avec ce succès d'envergure, Anderson a peut-être débuté une seconde carrière

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