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Lucas Pouille éliminé en huitièmes de finale par Diego Schwartzman

Pouille se saborde et sort par la petite porte

Le 04/09/2017 à 00:06Mis à jour Le 04/09/2017 à 21:19

US OPEN 2017 - Il n'y a plus de Français à Flushing. Le dernier représentant tricolore, Lucas Pouille, a quitté le tournoi en huitièmes de finale dimanche, en s'inclinant en quatre sets contre l'Argentin Diego Schwartzman (7-6, 7-5, 2-6, 6-2). Pourtant, il y avait la place... Mais le Nordiste a été bien trop insuffisant.

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Lucas Pouille va s'en mordre les doigts. Alors qu'il avait l'occasion de remettre les pieds en quart de finale de l'US Open après une saison bien décevante dans les gros rendez-vous, le Français a subi une énorme déconvenue en s'inclinant en huitième de finale face à Diego Schwartzman. Battu en quatre manches par l'Argentin sur le Grandstand (7-6(3), 7-5, 2-6, 6-2) dimanche, Pouille a perdu un match important qu'il a pourtant eu dans ses mains. Sa sortie de route laisse déjà l'US Open sans joueurs français à une semaine de la finale.

Très irrégulier et incapable de faire marche la boite à idées pour sortir son adversaire de sa zone de confort, Pouille a tendu le bâton pour se faire battre. Et de manière assez extraordinaire. Lors des quatre sets disputés face à l'Argentin, le Nordiste a toujours fait le break en premier et a eu sa destinée en mains avant de se faire reprendre. En mode autodestruction, il a montré son plus vilain visage, loin de celui aperçu en 2016.

Schartzman a eu du coeur

Le summum a été atteint lors de la quatrième manche où Pouille a eu le break en premier (à 1-1), avant d'inexplicablement concéder le debreak blanc dans la foulée et de finalement imploser. Ce dernier set a été un parfait résumé de la rencontre. Privé d'une première balle efficace, le 20e joueur mondial s'est fait punir par les qualités en retour de son bourreau.

Mené deux manches à rien et au bord du précipice, le Français a même reçu l'appui de Schwartzman pour revenir aux affaires. Touché à la cuisse droite au début du troisième acte, le N.2 argentin a traversé comme un fantôme cette manche et ses grimaces ont fait croire un moment qu'il ne pourrait pas défendre ses chances à 100%. Pouille l'a saisi quelques instants avant d'appuyer sur le bouton "auto-destruction". Multipliant les amorties faute de garanties en coup droit, il a forcé sur une tactique qui n'avait aucune chance de succès. Oui, Schwartzman s'est moins bien déplacé sur la fin, mais il n'a jamais été sur une jambe.

Il ne faut absolument pas minimiser le succès du 33e joueur mondial. Efficace derrière ses premières balles, le "Peque" a produit un jeu assez spectaculaire et montré l'étendue de ses qualités tennistiques. Bon des deux côtés, fort dans la diagonale de revers, il n'a pas donné à Pouille l'opportunité de dérouler son jeu en fond de court. Mais tactiquement, c'est bien lui qui s'est montré un cran au-dessus du Français. Si l'Argentin n'a pas encore toutes les clés pour dominer une rencontre de A à Z, principalement sur un format en trois sets gagnants, on a pu apercevoir qu'il avait une couverture de terrain très efficace. Peu importe ses défauts, le compatriote de Juan Martin Del Potro a du cœur.

Lucas Pouille

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