La déception est de taille pour Venus Williams. Alors qu'elle partait favorite de sa demi-finale face à Sloane Stephens, l'Américaine n'a pas réussi à franchir le dernier cap menant jusqu'à la finale de l'US Open. Battue par sa jeune compatriote au meilleur des trois manches (6-1, 0-6, 7-5), lors de la première demie, disputée en night session sur le Stadium Arthur-Ashe jeudi soir, l'aînée des sœurs Williams a manqué de peu de célébrer avec la manière le 20e anniversaire de sa toute première finale en Grand Chelem (US Open 1997).
Le symbole aurait été magnifique mais la loi du terrain a été la plus forte. Passée à deux petits points de cette 17e finale en Grand Chelem (7 titres, 9 finales perdues), la tête de série N.9 du tournoi, qui a manqué de jus dans le sprint final, a également loupé l'opportunité de réaliser son deuxième triplé de finales dans les tournois majeurs après l'Open d'Australie et Wimbledon. La saison 2002 restera donc la seule et unique fois où elle a pu achever ce défi loin de constituer quelque chose d'acquis. A 37 ans bien fêtés, et même sans cette troisième finale majeure, sa performance lors de cette saison 2017 reste quelque chose d'exceptionnel. Il y a eu un gâteau sans la cerise.
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Stephens-Keys, la finale de la relève américaine

On a assisté à une espèce de passation de pouvoir dans cette première demi-finale. Très solide mentalement, Sloane Stephens est, elle, venue parachever son très bel été sur le sol américain en s'adjugeant ce match au couteau au bout du bout de la manche décisive. A tout juste 24 ans, elle disputera sa toute première finale en Grand Chelem samedi, plus de deux mois après son retour de blessure (une fracture de fatigue au pied gauche). Les doutes, la perte de confiance après plus de onze mois à tenter de conjurer le mauvais sort, c'est aussi ça l'histoire de la joueuse venue de Floride qui a sorti un US Open absolument exceptionnel.
Pour sa toute première en finale de Grand Chelem, Stephens affrontera une autre espoire du tennis féminin américain, Madison Keys, 22 ans, qui est, elle, venue à bout de CoCo Vandeweghe dans l'autre demie (6-1, 6-2). Une demie complètement vide tant Vandeweghe est passée au travers. Cette grande finale entre deux joueuses au profil presque semblable est peut-être la meilleure nouvelle qui soit pour le tennis américain. Ce sera la première finale 100% américaine depuis 2002 et le succès de Serena Williams face à Venus. Une nouvelle ère va s'ouvrir.

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Stephens a été solide mentalement

Pour Stephens, tout s'est joué dans cette fatidique troisième manche, la seule ayant proposé le meilleur des deux joueuses lors de cette partie hachée (et la seule qui a valu le coup lors de cette night session 100% US). Après avoir passé une bonne heure à résister aux coups de boutoir de sa rivale et avalé des kilomètres de ciment sur le Arthur-Ashe, Stephens a fait joué sa solidité mentale au meilleur des moments. A deux points de la défaite à 30/30 sur son engagement (à 5-4 Venus), la droitière de Fort Lauderdale s'est offert le plus beau point du match en claquant un splendide passing de revers au bout d'un interminable échange.
Un point fondamental gagné au meilleur des moments. Stephens est ensuite allée prendre le service de Venus (à 5-5) avant de s'adjuger la victoire après plus de deux heures de combat. Un combat où elle aura tout vu, tout vécu, pris un 6-0 dans le deuxième acte, mais sans jamais perdre le contrôle de son jeu ou de ses émotions. Après avoir passé du temps dans l'ombre des soeurs Williams, c'est enfin son tour de briller. L'éclatante Sloane.

Sloane Stephens

Crédit: Getty Images

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