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"Je suis gonflé à bloc" : Murray redécouvre l'ambition
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Publié 31/08/2020 à 20:06 GMT+2
US OPEN - Andy Murray s'apprête à disputer son premier tournoi du Grand Chelem depuis l'Open d'Australie 2019 il y a dix-neuf mois. Requinqué physiquement, l'Ecossais se sent enfin capable de défendre ses chances. Il s'estime même tout près de son meilleur niveau. Alors, gare à Sir Andy.
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Crédit: Eurosport
Melbourne, janvier 2019. En larmes, Andy Murray annonce la fin de sa carrière. Retraite prématurée, à seulement 31 ans, mais une décision rendue selon lui inévitable à cause d'une hanche digne de celle d'un septuagénaire. "La douleur est vraiment trop forte, je n’ai pas envie de continuer à jouer comme ça", explique-t-il alors. Mais après être passé deux fois sur le billard, et malgré une nouvelle blessure, au basisn cette fois, lors de la phase finale de la Coupe Davis en novembre dernier, Murray est de retour.
Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. L'Ecossais étant loin d'être bête, il a mis ses idées de retraite de côté. Parce qu'il n'a plus mal et que, de ce fait, il reprend du plaisir à s'entraîner et à jouer. "Le chemin a été long, ça a été dur, avec beaucoup de hauts et surtout de bas, mais j'ai réussi à revenir, a-t-il expliqué samedi en amont de cet US Open étrange, sans spectateurs, mais dont le cadre un peu sinistre ne suffit pas à lui gâcher le plaisir : "Oui, c'est bizarre, la bulle, le huis clos, mais mardi, ce sera vraiment bon d'être sur le court."
"Ce fut un long voyage pour revenir"
Andy Murray disputera donc contre le Japonais contre le Japonais Yoshihito Nishioka (48e mondial) son tout premier match en Grand Chelem depuis plus d'un an et demi. Mais en réalité, cela fait plus de trois ans maintenant qu'il n'a pas abordé un tournoi majeur en aussi bon état. "C'était il y a longtemps", dit-il. Selon lui, il ne s'était pas senti aussi bien depuis Roland-Garros en 2017, lorsqu'il avait atteint les demi-finales. Dans la foulée, à Wimbledon, il s'était incliné en quarts contre Sam Querrey. Sa hanche couinait déjà. Le début d'un long tunnel dont il semble enfin sorti.
"Je sais que j'ai joué quelques Grands Chelems depuis mais ce n'était pas vraiment moi sur le terrain, a-t-il rappelé (US Open 2018 et, donc, Australie 2019), ajoutant que "ce fut un long voyage pour revenir à ce niveau. J'espère pouvoir participer à ce tournoi du Grand Chelem sans m'inquiéter pour la suite et de la façon dont ma hanche va se sentir". Il y croit. Murray se dit même "gonflé à bloc". Aujourd'hui 115e au classement ATP, le Britannique au trois titres du Grand Chelem a bénéficié d'une invitation des organisateurs pour effectuer son retour à Flushing Meadows. Et il sera à surveiller de près.
Il retrouve plaisir et ambition
La semaine dernière, à Cincinnati, il a battu Frances Tiafoe et surtout Alexander Zverev, avant de s'incliner en huitièmes de finale contre Milos Raonic. Mais son succès face à Zverev était son premier contre un membre du Top 10 depuis la saison 2017. Et la pandémie du Covid-19 n'aura pas forcément été une mauvaise chose pour lui, pour ce qui est de sa remise à niveau. Tout le monde revient d'une longue pause, les autres comme lui.
"Je pense que c'était une bonne chose pour Andy, confie Boris Becker, le consultant d'Eurosport Allemagne. Cela lui a donné du temps de se remettre pour de bon et les autres vont revenir sans avoir plus de repères que lui. S'il est à 100% physiquement, et ça semble être le cas, il pourrait vraiment faire quelque chose de bien à New York s'il arirve à passer un ou deux tours pour se mettre dans le rythme." Andy Murray ne parle plus de retraite désormais. Il redécouvre le plaisir et même une certaine forme d'ambition. Personne ne s'en plaindra.
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