Benoît Paire

Le bilan de sa tournée américaine : 5 victoires - 4 défaites
Disons-le d'entrée, ce ne sont pas les tournois d'Atlanta, de Washington ou de Toronto qui justifient la présence de Benoît Paire dans cette liste puisque le 49e joueur mondial n'y a pas gagné deux matches de suite. Non, le Français a eu la riche idée de briller tardivement et donc récemment. A Cincinnati, il s'est retrouvé. Son succès contre Shapovalov, 10e à l'ATP, et alors qu'il a frôlé la crise de nerfs, en dit beaucoup sur lui en ce moment. Il a enchaîné en écartant un Isner en verve chez lui puis a bien inquiété Rublev dans un match bizarre, perdu en trois sets. Engagé à Winston-Salem, Paire peut encore engranger de la confiance.
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Pourquoi il est dangereux
"Depuis le début, je disais que c'était la bulle le souci. Maintenant, j'ai retrouvé la motivation, l'envie de jouer au tennis, et ça se ressent sur le court." Benoît Paire avait prévenu et il en a remis une couche auprès de L'Équipe. Alors que d'autres ressentent maintenant les effets des confinements et autres quarantaines, Paire renaît. Il avait hiberné, était proche de la dépression mais le retour du public lui offre une cure de jouvence. A l'US Open, l'ambiance devrait aussi lui plaire alors gare au "nouveau Paire". Le voir en quart de finale serait, il faut le dire, une énorme surprise mais le Français ne sera pas un adversaire à prendre à la légère.

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Reilly Opelka

Le bilan de sa tournée américaine : 7 victoires - 4 défaites
Si Reilly Opelka n'a pas disputé les Jeux Olympiques, il a en revanche pris part à de nombreux tournois lors de la tournée américaine. Atlanta (quart de finale), Washington (8e), Toronto (finale) et enfin Cincinnati (2e tour) où il a peut-être payé cette débauche d'énergie. Reste que si ailleurs ses résultats n'ont pas été très probants, sa seule Rogers Cup au Canada suffit à en faire un candidat à la surprise puisqu'il y a battu Dimitrov, Bautista Agut et surtout Tsitsipas pour perdre en finale face à Medvedev.
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Pourquoi il est dangereux
Une statistique déjà : Reilly Opelka a remporté 11 des 16 jeux décisifs qu'il a eu à jouer lors de la tournée américaine. Un chiffre bien supérieur à ses 50% en carrière et qui prouve que l'Américain joue en confiance. Sur le dur US, son énorme service (il mesure 2,11 m) est une arme redoutable mais c'est son coup droit, de plus en plus réglé, qui lui permet d'être plus dangereux qu'un simple énorme serveur. Joueur atypique s'il en est, Opelka plaît au public américain et à Flushing Meadows celui-ci est partie prenante du jeu. Attention au moment où Opelka prendra feu.

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John Isner

Le bilan de sa tournée américaine : 11 victoires - 2 défaites
Il est l'homme en très grande forme de cette liste ! C'est bien simple, hormis Daniil Medvedev et Benoît Paire, personne n'a réussi à battre John Isner aux Etats-Unis cet été. Vainqueur à Atlanta, il est vrai en battant un seul joueur du Top 100, demi-finaliste à Toronto en écartant Garin (20e), Rublev (7e) et Monfils (22e) puis encore tombeur de Sinner (15e) à Cincinnati, l'Américain est réglé et donc dangereux.
Pourquoi il est dangereux
Comme Opelka, Isner s'appuie toujours bien sur son gros service. En écartant ses défaites face à Medvedev et Paire, on dénombre seulement cinq breaks concédés en… onze matches ! Et quand il est poussé aux tie-break, souvent donc, Isner ne panique pas et affiche 75% de réussite (9/12). S'il a atteint la demi-finale à Wimbledon en 2018, c'est bien à l'US qu'il est le plus régulier avec deux quarts (2011 et 2018) et deux huitièmes (2009 et 2015).

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Casper Ruud

Le bilan de sa tournée américaine : 4 victoires - 2 défaites
Le bilan de Casper Ruud peut sembler un peu maigre pour réellement le mettre parmi les joueurs dangereux à Flushing Meadows mais c'est parce que le 11e joueur mondial n'a pas joué avant l'enchaînement Toronto-Cincinnati. S'il est le joueur de cette liste avec le moins de succès avant d'arriver à l'US Open, Ruud, 11e à l'ATP, est aussi le seul à avoir disputé deux quarts de finale lors des deux Masters 1000 nord-américains.
Pourquoi il est dangereux
S'il a pris des leçons face à Tsitsipas (6-1, 6-4) et Zverev (6-1, 6-3), Casper Ruud a montré qu'il était, en ce moment, très solide contre des moins bien classés que lui. Depuis Wimbledon et son revers face à Thompson, Ruud a enchaîné 16 succès face à des joueurs qu'il est censé battre. Une série, il est vrai, débutée sur terre mais qui s'est poursuivie sur dur. Avec ce niveau plancher plus que solide, le Norvégien peut espérer rallier une seconde deuxième semaine après celle de l'Open d'Australie en début de saison. Et s'il n'est pas encore de taille à lutter face aux tous meilleurs, les autres peuvent, et doivent, se méfier.

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