"L'Open de Valence sera mon dernier tournoi en tant que joueur professionnel". Juan Carlos Ferrero a dit ses derniers mots en tant que joueur. À l'âge de 32 ans, l'ancien numéro un mondial aux 16 titres ATP, dont un Roland-Garros en 2003 et trois Coupes Davis (2000, 2003 et 2004), ferme une nouvelle page du tennis international après une dernière saison compliquée par des blessures. L'Espagnol, également finaliste de l'US Open en 2003, aura marqué toute une génération, étant comme l'un des derniers joueurs dominant avant l'ère Federer.
"J'aimerais qu'on se souvienne de moi comme quelqu'un qui a aimé profondément le tennis, et qui a donné sa vie pour l'Espagne. J'ai remarqué le soutien du public durant toute ma carrière et j'espère qu'ils se rappelleront de moi comme étant un grand tennisman". Pour l'occasion, le quotidien Marca, où Ferrero a donné une interview, a décidé de marquer le coup pour rendre hommage au grand tennisman qu'il a été. Dès ses débuts pro en 1998, "El Mosquito" a rapidement su évoluer avec les plus grands. La preuve en est, après une première Coupe Davis arrachée avec l'Espagne à l'aube du deuxième millénaire, il achève l'année 2001 dans le Top 5 Mondial. Une telle amorce ne peut être que de très bon augure.
2003, sa plus belle année
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Un sixième titre pour Ferrer
29/10/2012 À 00:12
Fidèle à ses quatre premières années, Ferrero atteint le Graal en 2003, l'année de sa consécration. Roland Garros et huit semaines à la place de numéro un mondial. Rien que ça. Aujourd'hui encore, quand on lui demande quel est le meilleur souvenir de sa longue carrière, il répond sans l'ombre d'un doute: "Quand je suis devenu numéro 1 mondial, quand j'ai gagné Roland et la Coupe Davis à Barcelone. C'est difficile d'en choisir un en particulier, donc je garde ces trois ci". Mais très vite, Ferrero connaît le revers de la médaille.
Il tire de la période de 2004 à 2008 un bilan très mitigé. Ses exploits en Coupe Davis, qu'il remporte pour la troisième fois, et sa domination écrasante face à Nadal sur terre battue, restent entachés par des blessures,qui, conjuguées à son irrégularité et à sa baisse de forme, le contraignent à sortir du Top 100 début 2009 pour la première fois depuis presque dix ans. Alors suite à cette dure période, les années 2009/2010 pourraient être celles du renouveau. Sa saison 2010 reste très positive avec trois titres sur terre battue, marquant son retour parmi les meilleurs joueurs sur cette surface avec 28 victoires pour 7 défaites, ce qui le place juste derrière Rafael Nadal et David Ferrer.
2011, les blessures entrent en jeu
Le pire moment de sa carrière ? "Quand je me suis fait opérer du genou en 2001, déclare el valenciano. Je ne m'étais jamais fait opérer, j'avais seulement eu quelques petites blessures comme n'importe qui. Je n'avais jamais été arrêté plus de deux ou trois semaines. Là on m'a dit qu'il fallait que je stoppe pendant trois mois. Et en réalité, j'en ai eu pour dix". Le début de la fin ? Ferrero assure que non. "Je n'arrête pas le tennis à cause des blessures. A aucun moment je n'aimerais qu'on dise 'Ferrero a arrêté à cause de ses blessures'. J'ai pris cette décision car je n'avais plus le même niveau qu'avant. J'ai remarqué que je n'avais plus la même envie de gagner et cela ne présage rien de bon. Ce sont les principales raisons. A cause du genou, est arrivé un moment où, oui en effet, j'étais désespéré mais après je suis arrivé à mieux jouer."
L'année 2012, sa dernière, est en demi-teinte. L'envie n'y est plus. "A Roland, face à Marin Cilic,j'ai noté un déclic, avoue-t-il. Après avoir perdu les deux premiers sets, je me suis rendu compte que j'avais envie de partir. Et à Roland-Garros, quand tu as envie de partir alors que tu as encore les possibilités de gagner la partie, ce n'est pas bon signe. A Wimbledon, quand j'ai joué contre Umag, je n'y étais pas. Et en perdant contre un garçon sans avoir eu envie de lutter, j'ai réalisé que cette année serait la dernière". Ferrero, plein de sagesse, ne veut pas faire la tournée de trop. Il décide de tirer la révérence à la maison, au tournoi de Valence. "Je veux arrêter de jouer, mais je ne veux pas me retirer du tennis", ajoute-t-il tout de même. Vraiment? Entre son hôtel, son académie de tennis, que pourrait-il bien faire? "J'aimerais aider Nico Almagro et Tita Torró", annonce t-il. Comme un passage de flambeau, il affrontera Almagro au premier tour. Se faire conseiller par un roi, cela n'a pas de prix. Surtout le roi Juan Carlos...
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