Wimbledon - Finale dames - "M'amuser plus" : Krejcikova, les clefs d'un retour au sommet

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Barbora Krejcikova va jouer sa deuxième finale en Grand Chelem ce samedi sur le gazon de Wimbledon contre Jasmine Paolini. La Tchèque a connu des périodes compliquées depuis son sacre à Roland-Garros en 2021. Mais forte aussi de ses succès en double, elle a su s'adapter pour s'améliorer et revenir en finale en Majeur. De quoi arriver plus armée pour défier Jasmine Paolini.

Barbora Krejcikova

Crédit: Getty Images

Novak Djokovic s'est confié cette semaine sur la difficulté d'enchaîner après son premier sacre en Grand Chelem. Et sur les épreuves qui l'ont endurci durant ces trois années frustrantes qui ont suivi son titre à l'Open d'Australie en 2008 avant de remettre ça enfin en Majeur. Barbora Krejcikova a peut-être écouté ça avec intérêt. Car quelques jours plus tard, le Tchèque a l'occasion de l'imiter lors de cette finale à Wimbledon contre Jasmine Paolini. A sa manière bien sûr. Mais son périple après son sacre à Roland-Garros en 2021 n'a pas été tout repos non plus.
Si elle a atteint la deuxième place mondiale en 2022, Barbora Krejcikova a dû ronger son frein pendant des années en Grand Chelem. Avant ce séjour à Londres, elle n'avait plus dépassé le stade des quarts de finale en Majeur depuis son succès Porte d'Auteuil. Pire, cette année où elle s'est fait sortir au premier tour à Roland, elle a connu des mois très difficiles, entre maladie et blessures. Au point de ne jouer que trois matches sur le circuit entre février et juin. "J'ai eu des moments très compliqués, reconnaît-elle. Je n'aurais jamais imaginé, il y a encore quatre semaines, que je serais capable d'atteindre la finale à Wimbledon, que je serais devenue une autre joueuse".
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Barbora Krejcikova

Crédit: Getty Images

Dans l'adversité, Barbora Krejcikova a cependant su se retrouver. Et se métamorphoser aussi. Car la placide tchèque n'est plus la joueuse qui a débloqué son compteur en Grand Chelem à la surprise générale lors des Internationaux de France en 2021. Depuis, celle qui a pris le dessus en demie sur la lauréate 2022 et terrifiante serveuse Elena Rybakina a bien changé face aux épreuves rencontrées. "J'ai l'impression que je devais tout améliorer pendant cette période de trois ans. Et je me suis définitivement améliorée sur des surfaces plus rapides, a expliqué celle qui est retombée à la 32e place mondiale. J'ai dû développer mon jeu car toutes les autres joueuses développaient également le leur. Mais c'est génial car aujourd'hui j'ai l'impression d'avoir fait des progrès et c'est pourquoi je me retrouve à nouveau en finale".
Elena Rybakina pourrait le confirmer. Car si Krejcikova n'avait encore jamais dépassé les huitièmes de finale sur le gazon londonien, la Tchèque, forte de son esprit combattif, a gardé son calme en demi-finale et a su adapter son jeu pour dominer la Kazakhe à l'échange. "J'ai senti qu'à certains moments je devais lui mettre plus de pression pour changer la dynamique, donc l'une des options que j'ai désormais dans ma manche est de servir et d'aller à la volée", a-t-elle expliqué jeudi après son succès en trois sets 3-6, 6-3, 6-4.
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Barbora Krejcikova avec le trophée à Roland-Garros

Crédit: Getty Images

Cette disette a donc eu du bon. Krejcikova n'a pas chômé pendant cette période pour bonifier son jeu. Et à 28 ans, elle va aborder sa deuxième finale en Majeur plus en confiance. Plus sereine surtout, alors qu'on l'avait vu nerveuse en 2021 pour sa première finale en Grand Chelem. "Je suis super contente de m'être battue, d'avoir traversé cette période et d'être là maintenant", explique la native de Brno. "Avant le tournoi, j'ai eu cette période compliquée alors je me suis dit qu'il fallait que je profite de tout plus encore que ce que je faisais. Mon état d'esprit est de m'amuser plus que ce que je stresse et jusque-là, ça me réussit. Je profite bien plus de ce Wimbledon que de Roland-Garros en 2021 parce que je suis moins nerveuse. A l'époque, c'était ma première finale, maintenant que j'ai déjà remporté un Majeur, c'est différent".
Un atout forcément avant de défier Jasmine Paolini et d'essayer de devenir la huitième championne différente en autant d'éditions à Wimbledon. La Tchèque, qui a craqué après sa demie au moment d'évoquer son mentor Jana Novotna - championne de Wimbledon en 1998 et décédée d'un cancer en 2017 -, possède en plus un dernier atout dans sa manche : ses succès en double, où elle s'est imposée à dix reprises (trois fois en mixte) en Grand Chelem dont deux fois à Wimbledon (2018, 2022). "Je pense que le fait d'avoir autant de succès en double m'a définitivement aidée au fil des ans. Cela m'a également beaucoup aidée dans mon jeu en simple", lance-t-elle. De quoi se dire qu'elle va aborder cette finale 2024 dans les meilleures conditions possibles. Et sans pression.
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