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Federer: "Un Classique"
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Publié 05/07/2009 à 09:00 GMT+2
Roger Federer sent monter la tension avant la finale de Wimbledon qui l'opposera encore à Andy Roddick. Le Suisse, qui souligne que l'histoire du tournoi était celle d'Andy Murray, pourrait écrire une page de plus de l'histoire du tennis. Gagner un 15e majeur, cela le "motive plus encore."
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Crédit: Eurosport
WIMBLEDON - FINALE MESSIEURS
Andy Roddick (EU, 6) - Roger Federer (SUI, 2)Face-à-face : 18/2 pour Federer.
Depuis votre victoire à Paris, vous avez dit à plusieurs reprises que vous vous sentez très "relax". Avec un 15e titre en vue, est-ce que cela change ?
ROGER FEDERER: "Oui, la tension revient toujours avant une finale de Grand Chelem. Avoir un seul match à gagner, oui, cela change l'état d'esprit. Après ce match, j'aurai quelques semaines de vacances, alors je vais donner le meilleur de moi-même. Les records font partie de ce grand match désormais, cela me motive encore plus pour donner le maximum."
Vous avez gagné Roland-Garros, vous allez devenir père, quand est-ce que votre faim de titre va être rassasiée ?
ROGER FEDERER: "Ecoutez, cela sera peut-être une situation totalement différente à l'US Open quand je devrai répondre à ces questions-là. Pour l'instant, je ne sais pas. Mirka va bien, je joue un tennis formidable, tout semble aller à la perfection. Le rêve de Mirka était que mon enfant me voit jouer. Alors voilà, je dois jouer encore quelques années à cause de Mirka (sourires) ! Et, d'ailleurs, les Jeux Olympiques ici à Wimbledon en 2012, sont un événement auquel je veux participer."
Pouvez-vous nous détailler les quatre ou cinq victoires en Grand Chelem les plus importantes de votre carrière ?
ROGER FEDERER: "Toutes les victoires sont particulières. Il y a tant de facteurs qui jouent pendant et avant. Bien sûr, il y a des victoires inoubliables qui marquent votre carrière. La première est évidemment mon titre à Wimbledon en 2003. Cela m'a ouvert sur mon potentiel: je pouvais devenir un joueur merveilleux et avoir un succès incroyable sur le circuit après les juniors. Cela m'a donné de la confiance en moi. Gagner le "Big one" (Wimbledon) m'a totalement comblé."
"Ensuite, devenir N.1 mondial après ma victoire sur Juan Carlos Ferrero à l'Open d'Australie. C'était un rêve. Je me sentais au sommet du monde. Et puis bien entendu toutes ces victoires à l'US Open, contre peut-être Andy Roddick en finale, et surtout celle face à Andre Agassi. Les gens se demandaient s'il allait prendre sa retraite ce jour-là. Ce genre d'ambiance, c'était incroyable de l'avoir vécu. Cela m'a rendu très fier. Puis battre "Rafa" pour mon cinquième titre était sensationnel. Mais il y en a tant d'autres que j'oublie parfois."
Si vous gagnez vous redevenir N.1 mondial, quelle fierté tireriez-vous d'un tel accomplissement ?
ROGER FEDERER: "Pas autant que de devenir N.1 mondial pour la première fois probablement. L'important, ce n'est pas de savoir si vous avez été N.1 mondial une semaine ou 50 ans, mais d'être consistant pendant 365 jours. Bien sûr, c'est bien de chercher à être N.1. C'est agréable d'être le meilleur. Vous n'êtes pas juste un champion, vous êtes le meilleur de quelque chose. C'est un sentiment agréable."
Est-ce que vous avez regardé le match entre Andy Murray et Andy Roddick ?
ROGER FEDERER: "Je n'ai pas tout vu, juste des bouts de match parce que j'étais en salle de presse puis dans les transports. J'ai dû voir un set au total. Cela avait l'air très serré. J'ai pensé qu'Andy pouvait mettre la pression sur Murray. C'était bon de voir qu'il pouvait faire reculer Andy encore et encore. C'est ce que je me suis dit hier (vendredi, ndlr) : le meilleur va venir me défier en finale."
Outre son service, quels sont les atouts d'Andy Roddick ?
ROGER FEDERER: "Son "fighting spirit", sa foi en lui-même. Son jeu est dangereux. Il est aussi un des joueurs les plus réguliers ces cinq dernières années. Il a toujours été dans le top 10. C'est bien de voir qu'il est de retour en finale d'un majeur. J'aime jouer ces "Classiques". Nous nous sommes joués tant de fois par le passé. Nous avons presque le même âge. Il a amélioré son jeu, ce qui était nécessaire. Cela va être un bon test pour moi."
En l'absence de Nadal, qu'est-ce qui a manqué au tournoi et à vous ?
ROGER FEDERER: "Je pense que le tournoi a suivi son cours. Si "Rafa" ne gagne pas le tournoi, quelqu'un d'autre va le faire. Il y a toujours une histoire. Cette année, l'histoire était celle de Murray, c'est sûr. A cause de sa nationalité, de la qualité de son jeu et de ses chances de remporter le tournoi. Je pense que c'est pour cela que "Rafa" a été vite oublié. A ce point, c'est assez injuste, mais je suis sûr qu'il va revenir l'année prochaine."
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