Six ans après, Marion Bartoli rejouera la finale de Wimbledon

Bartoli, six ans après
Par Eurosport

Le 04/07/2013 à 15:12Mis à jour Le 04/07/2013 à 19:28

Marion Bartoli poursuit son parcours de rêve. La Française a corrigé Kirsten Flipkens (6-1, 6-2) pour s'offrir une deuxième finale à Wimbledon, après celle de 2007. Samedi, la Française, 15e mondiale, affrontera Sabine Lisicki, tombeuse d'Agnieszka Radwanska (6-4, 2-6, 9-7).

Marion Bartoli ira donc jusqu'au bout à Wimbledon. Six ans après son exploit face à Justine Henin, qui lui avait ouvert les portes de sa première finale à Londres, la Française, quinzième mondiale, a retrouvé le chemin face à une autre joueuse belge, Kirsten Flipkens ce jeudi (6-1, 6-2). Mais très crispée et touchée au genou droit, la vingtième mondiale n'a jamais été en mesure de défendre pleinement ses chances. En une heure de jeu, l'affaire était dans le sac pour la Française focalisée sur son objectif. Sans perdre le moindre set depuis le début du tournoi, Bartoli jouera donc sa deuxième finale de Grand Chelem face à Agnieszka Radwanska ou Sabine Lisicki samedi.

Après un quart de finale au niveau de jeu inconstant, cette demi-finale a été maîtrisée de bout en bout par la Française. Supérieure dans tous les domaines, plus puissante, excellente au service, Bartoli a même été meilleure dans le "petit jeu" que son adversaire flamande, très nerveuse pour la première grande demi-finale de sa carrière. "Flipper" a même fait appel au soigneur à 6-1, 3-0 au deuxième set pour qu'il se penche sur son genou droit qui l'embête depuis quelques semaines déjà. Complètement perdue sur le Central, Flipkens n'a jamais donné l'impression qu'elle pouvait devenir la troisième Belge de l'histoire, après Justine Henin et Kim Clijsters, à se hisser en finale d'un tournoi du Grand Chelem.

Mais le sort de la partie était jeté depuis longtemps déjà en faveur de Bartoli, qui n'a rien laissé au hasard jeudi. Grâce à ce succès, l'Auvergnate, tombée à genoux après la balle de match et visiblement très émue, est assurée de grimper au moins jusqu'au huitième rang mondial au prochain classement WTA lundi, voire septième si elle gagne samedi. Et d'être la première Française à disputer deux fois la finale du All-England Club depuis Suzanne Lenglen dans les années 20. Si on lui avait dit cela avant le début de Wimbledon, elle ne l'aurait sans doute pas cru...

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