Eurosport

Wimbledon 2014 : Deux demi-finales, quatre possibilités de nous régaler

Deux demi-finales, quatre possibilités de nous régaler en finale

Le 03/07/2014 à 23:10Mis à jour Le 04/07/2014 à 02:11

Place aux demi-finales hommes ce vendredi à Wimbledon. Djokovic – Dimitrov puis Federer – Roanic peuvent donner lieu à quatre formidables affiches en finale. Nous avons toutes envie de les voir. Tennis fiction.

1/ Federer – Djokovic : Le choc des titans

  • Comment classer cette affiche ?

Federer – Djokovic : c’est l’un des tubes de ces dernières années. Depuis 2006 et leur première confrontation remportée par le Suisse à Monte-Carlo, les deux hommes se sont rencontrés à 34 reprises. Federer mène par 18 victoires à 16. Mais depuis 2011, année où Djokovic a effectué une saison stratosphérique avec 70 victoires pour seulement six défaites et trois Grands Chelems en poche (Open d’Australie, Wimbledon et l’US Open), la dynamique est clairement du côté du Serbe. Depuis cette saison folle, le natif de Belgrade est sur un bilan de 10-5 face au Bâlois.

  • Quel type de match ?

Les deux hommes se connaissent par cœur. Federer tentera de casser la muraille serbe en essayant de raccourcir les échanges au maximum. Le gazon s’y prête d’ailleurs parfaitement. Son pourcentage de premières balles sera déterminant. Quant à Djokovic, il cherchera évidemment à emmener Federer dans une filière de jeu longue en insistant sur le revers du Bâlois. Information qui peut avoir son importance : les deux hommes ne se sont affrontés qu’une fois sur gazon pour une victoire de Federer. C’était en demi-finale de Wimbledon en 2012, année où le Maestro avait soulevé le trophée. Son dernier Grand Chelem en date…

  • On veut la voir parce que…

A 32 ans, Federer ne semble pas avoir dit son dernier mot. Il clame depuis le début de la saison que, débarrassé de ses soucis au dos, il se sent mieux sur le terrain et dans son tennis. Tellement bien qu’il a déclaré en début de quinzaine qu’il était là "pour gagner le tournoi". Il mène même par deux victoires à une face à Djokovic cette saison (victoire à Dubaï et Monaco pour une défaite en finale d’Indian Wells). Entre un Federer "dans son jardin" et de mieux en mieux dans son tennis, et un Djokovic qui commence à se frustrer de ne pas avoir remporté un Majeur depuis Melbourne 2013, cette finale s’annonce passionnante et indécise. On veut la voir !

Djokovic and Federer

Djokovic and FedererEurosport

2 / Djokovic – Raonic _ La muraille face au bombardier : l’opposition de style parfaite

  • Comment classer cette affiche ?

C’est peut-être la moins sexy sur le papier, mais ce serait le choc de deux ambitions dévorantes, en plus d’être une revanche d’un quart de finale récent à Roland-Garros, et d’un des matches les plus intenses de l’année à Rome. Djokovic – Raonic sur gazon : ça serait une première. Les deux hommes se sont affrontés à trois reprises pour trois victoires de Djokovic (Coupe Davis 2013, et en 2014 à Rome en demies et à Roland-Garros en quarts).

Novak Djokovic beim Wimbledon-Turnier 2014

Novak Djokovic beim Wimbledon-Turnier 2014Eurosport

  • Quel type de match ?

Cette affiche serait tout simplement l’opposition de style entre le plus grand relanceur du circuit et l’un des tous meilleurs serveurs au monde. Pour le moment, avantage à Djokovic qui a toujours réussi à éteindre le service du Canadien en ne concédant aucun set. La qualité de retour du Serbe a toujours fait mouche. Mais ces rencontres s’étaient jouées sur terre battue. Sur gazon, ça risque d’être une autre histoire…

  • On veut la voir parce que…

Ça ira vite, très vite, et tout de suite. Des séquences de jeu où le premier coup de raquette deviendrait primordial. Si Djokovic parvient à tenir son service, on devrait assister à plus d’un tie-break dans cette finale. Des jeux décisifs où la dramaturgie serait à son summum… On veut la voir !

Milos Raonic, 2012

Milos Raonic, 2012

3/ Dimitrov – Raonic : Le match des jeunes loups (aux dents longues)

  • Comment classer cette affiche ?

Le changement, ce serait maintenant. Cette finale donnerait à coup sûr un vainqueur inédit. Elle reviendrait à un jeune loup du circuit, ceux dont on annonce depuis deux ans l’éclosion au plus haut niveau mais que les stars du jeu gardaient jusqu’ici à l’écart. Les deux jeunes espoirs du tennis mondial disputeraient leur première finale dans un tournoi du Grand Chelem. Grigor Dimitrov mène par deux victoires à une face au Canadien Milos Raonic, dont les deux dernières remportées à Brisbane en 2013 et au troisième tour de l’Open d’Australie en début de saison.

  • Quel type de match ?

Dimitrov devra être très solide sur ses engagements et attendre son heure. Car face à Raonic et son service de mammouth, le moindre break peut se payer cash. Dans le jeu, il devra user et abuser de son revers slicé pour casser les grandes jambes adverses. De son côté, le plan de Raonic sera simple (comme d’habitude) : missile au service et décalage coup droit pour balancer des "caramels" afin de finir les points en deux ou trois coups de raquette.

  • On veut la voir parce que…

Ça amènerait un vent de fraîcheur sur le circuit. Six mois après le triomphe de Stanislas Wawrinka à Melbourne, moins jeune qu’eux, mais tout aussi inédit au rang des vainqueurs de Grand Chelem, ce serait le coup de grâce définitif porté à l’implosion du Big Four. Deux vainqueurs de Grand Chelem dans l’année qui ne seraient ni Federer, ni Nadal, ni Djokovic, ce serait une première depuis 2003. Dimitrov et Raonic avaient douze ans. Leur heure est peut-être venue avec cette finale. On veut la voir !

Grigor Dimitrov of Bulgaria hugs Milos Raonic of Canada (Reuters)

Grigor Dimitrov of Bulgaria hugs Milos Raonic of Canada (Reuters)Reuters

4/ Federer – Dimitrov : Pour le plus grand bonheur des puristes

  • Comment classer cette affiche ?

Cette finale serait l’affiche entre l’un des plus grands joueurs de l’histoire et son clone. C’est simple : Grigor Dimitrov semble avoir copié jusque dans les moindres détails le jeu de Roger Federer, jusqu’à sa gestuelle entre les points, vous savez, quand il se peigne les sourcils. Ce mimétisme est incontestable et a pu peser sur les épaules du protégé de Roger Rasheed, naguère surnommé « Baby Federer ». Il y aurait un côté Sampras – Federer en 2001, sauf qu’à l’époque, c’était seulement un huitième de finale. Pour le moment, "l’élève" n’a pas encore dépassé le maître qui l’a battu (6-3, 7-6) lors de leur unique face à face à Bâle en 2013.

Roger Federer à Wimbledon 2014

Roger Federer à Wimbledon 2014Panoramic

  • Quel type de match ?

Beau à voir, c’est écrit. Ces deux puristes possèdent tous les coups dans leur artillerie. Ils savent tout faire. Et avec classe, et on ne parle pas simplement de ces formidables revers à une main. Ils tenteront chacun d’imposer leurs points forts c’est-à-dire le service et le coup droit.

  • On veut la voir parce que…

Ce sera beau à voir, on a envie de le répéter. Et il sera passionnant de voir comment le Bulgare réagira face à la pression consistant à jouer pour un premier titre du Grand Chelem, face au "Maître" des lieux qui n’est autre que son idole. L’émotivité de Dimitrov lui a joué des tours par le passé. Il est un autre joueur depuis huit mois, notamment en raison de progrès physiques remarquables. Jusqu’ici, le Federer bulgare était plus bulgare que Federer, pour reprendre un mot écrit ici même par Laurent Vergne. Avec le trophée de Wimbledon entre les mains, ce serait une autre histoire.

Dimitrov

DimitrovEurosport

0
0