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Federer a aimé son match contre Dimitrov : "J'ai joué à un niveau sensationnel"

Federer a aimé son match contre Dimitrov : "J'ai joué à un niveau sensationnel"

Le 11/07/2017 à 00:47Mis à jour Le 11/07/2017 à 00:51

WIMBLEDON – Roger Federer devait passer un premier test sérieux lundi contre Grigor Dimitrov. Mais pour la sixième fois en six matches, le Bulgare a subi la loi du Suisse. Une petite fessée, même (6-4, 6-2, 6-4), qui doit beaucoup plus à celui qui l'a administrée.

C'est le problème avec Roger Federer. Il y a toujours une statistique, voire plusieurs, quand ce n'est pas un record historique, à mettre en exergue. Nouvel exemple lundi. En battant Grigor Dimitrov en trois sets secs (6-4, 6-2, 6-4), le Suisse a décroché le 50e quart de finale de sa carrière en Grand Chelem, dont le 15e à Wimbledon, nouveau record absolu effaçant Jimmy Connors des tablettes. Ce qui, en 70 participations dans un tournoi majeur, est assez délirant.

Tout ceci est effectivement remarquable et nous y reviendrons, mais pour Federer, là n'était pas l'essentiel. Ce qu'il a retenu, lui, ce ne sont pas ces basses conséquences mathématico-comptables, mais la manière employée pour parvenir à ses fins.

En mode prédateur tranquille

Car après trois tours de chauffe somme toute tranquilles, il s'attendait à souffrir davantage contre Dimitrov. "Je ne pensais pas gagner aussi facilement. Je ne veux pas dire que le match était facile mais plutôt que je ne m'attendais pas à ce score", a-t-il avoué, avant d'esquiver toute fausse modestie sur sa performance : "J'ai joué à un niveau sensationnel aujourd'hui."

Sur la lancée de son titre à Halle et de sa première semaine londonienne, Federer a effectivement déroulé avec une incroyable facilité et une déconcertante tranquillité, comme si rien ne pouvait l'atteindre. Depuis sa défaite surprise contre Tommy Haas à Stuttgart pour sa reprise, le Bâlois vient de remporter 20 sets consécutifs sur herbe. Dimitrov n'a pu lui prendre que dix jeux lundi et le match a encore défilé à une vitesse folle : 1h38. En quatre tours, Federer n'a passé que 5h40 sur le court, ce qui paraît presque surréaliste.

Roger Federer - Wimbledon 2017

Roger Federer - Wimbledon 2017Getty Images

Il a aussi ce côté prédateur, un prédateur tranquille, qui rend si complexe la tâche adverse. Chaque fois qu'il voit son adversaire sortir un tout petit peu la tête de l'eau, il remet un coup d'accélérateur. Comme quand Dimitrov a débreaké pour revenir à 4-4 dans le troisième set. Espoir douché aussi sec avec un nouveau break. En dix minutes, Dimitrov fut renvoyé aux vestiaires. "Je saisis mes opportunités et c'est très important", a souligné la tête de série numéro 3 après cette nouvelle démonstration.

"Je ne regarde pas trop loin"

Considéré comme le principal favori avant le tournoi, Federer n'a vraiment rien fait pour égratigner ce statut jusqu'ici. Les choses vraiment sérieuses pourraient quand même débuter au prochain tour puisqu'il retrouvera en quarts de finale celui qui fut son bourreau l'an dernier en demie, lors du tout dernier match de sa saison : Milos Raonic. "C'est pour ça que je ne regarde pas trop loin, a prévenu RF. Ce Wimbledon va être très difficile à gagner, c'est certain. A commencer par ce quart de finale contre Milos. Je suis bien placé pour savoir que ce sera tout sauf simple."

Mais que le contexte semble différent entre ces deux matches. De son point de vue à lui, en tout cas. "Ce qui change tout, c'est que je n'ai pas à gérer des soucis physiques comme avec mon genou en 2016, a rappelé Federer. Je me sens vraiment bien, frais physiquement et mentalement. Je peux aborder ces quarts de finale vraiment tranquillement. S'il l'avait fallu, j'aurais même été prêt à retourner tout de suite sur le court après mon match." Rien que ça.

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