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Venus Williams met fin au parcours d'Ostapenko et s'offre un dixième dernier carré à Wimbledon !

Venus barre la route d'Ostapenko et peut continuer de rêver d'un sixième titre à Londres

Le 11/07/2017 à 17:09Mis à jour Le 12/07/2017 à 20:18

WIMBLEDON - Eternelle Venus. A 37 ans, l'aînée des soeurs Williams s'est qualifiée mardi pour les demi-finales de Wimbledon en battant la gagnante de Roland-Garros, Jelena Ostapenko, en deux sets (6-2, 7-5). Victorieuse du tournoi à cinq reprises, Venus Williams disputera jeudi sa dixième demie sur le gazon londonien ! Ce sera face à Johanna Konta ou Simona Halep.

Le choc des générations a tourné en faveur de l’expérience. Vainqueur en deux manches de Jelena Ostapenko (6-3, 7-5), mardi en quart de finale, Venus Williams s’est offert le droit de disputer une 22e demi-finale en Grand Chelem en carrière et le droit d’espérer soulever à nouveau le trophée de Wimbledon, neuf ans après son dernier sacre lors de l’édition 2008, son dernier Majeur à ce jour. L’Américaine a mis un peu moins d’une heure et quart (1h13) pour valider son ticket pour le dernier carré. Il n’y avait pas meilleure façon de fêter son 100e match à Wimbledon que ce succès face à l'étoile montante qu’est Ostapenko.

La sœur ainée de Serena Williams disputera jeudi prochain sa dixième demi-finale en vingt participations dans ce qui reste son jardin (5 victoires à Wimbledon sur 7 titres en majeur). Elle devra combattre face à Simona Halep ou Johanna Konta, qui s’affrontent dans le dernier quart sur le Centre Court.

Ostapenko trop souvent à la faute

Finaliste à l’Open d’Australie en début de saison, l’Américaine a déployé un tennis rusé pour éteindre la fusée Ostapenko, trop désordonnée tactiquement pour l’embêter plus que ça. Plus puissante et plus agressive, la vainqueur du dernier Roland-Garros a eu un avantage certain lors des échanges, mais ses 20 coups gagnants n’ont pas su compenser ses 18 fautes directes. Un chiffre trop faible vu ses standards aperçus il y a un gros mois à Paris.

Mais le gazon, même ralenti, n’a pas la même force que le terre battue en terme de construction des points. Ostapenko devra trouver le moyen d’adapter sa fougue à la surface sur laquelle elle évolue. C’est principalement son énorme faiblesse derrière ses secondes balles (seulement 38% de points gagnés) qui l’a condamnée à rester derrière lors de cette partie qui n’aura jamais atteint le niveau espéré. Capable d’aller chercher le débreak à 3-2 Williams dans la deuxième manche, Ostapenko est montée en régime bien trop tard et n’a pas tenu le cap. A nouveau breakée à 5-5, la Lettone a finalement rendu les armes. Mais nul doute qu'on la reverra aller loin à Londres.

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