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Wimbledon 2023 – Demi-finales messieurs : le casting parfait ?
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Publié 13/07/2023 à 23:20 GMT+2
Le n°1 mondial (Carlos Alcaraz), le probable meilleur joueur de l'histoire (Novak Djokovic), l'homme qui a gagné le plus de matches en 2023 (Daniil Medvedev) et enfin celui qui était considéré comme l'outsider le plus dangereux de ce Wimbledon (Jannik Sinner) : le dernier carré masculin de ce Wimbledon est, sinon le casting parfait, du moins l'un des plus excitants depuis de longues années.
Wimbledon, une finale de rêve après les polémiques ?
Video credit: Eurosport
Un seul être vous manque et… personne ne le remarque. Si Casper Ruud avait été là, les demi-finales masculines de Wimbledon auraient réuni les quatre premières têtes de série pour la troisième fois de l'ère Open, après les éditions 1993 (Sampras, Edberg, Courier, Becker) et 1995 (Agassi, Sampras, Becker, Ivanisevic). Mais le Norvégien n'est pas là et, soyons honnêtes, même si ça n'a évidemment rien de personnel, son absence ne fera ombrage à personne - même pas à lui-même, qui se soucie de Wimbledon comme de sa première chemise - dans ce dernier carré qui ressemble fort, par ailleurs, au casting parfait.
Un quatuor de prestige remplit en effet ce carré VIP : Novak Djokovic évidemment, qui va tenter de remporter un historique 8e sacre et un non moins emblématique 24e Grand Chelem ; Carlos Alcaraz, le n°1 mondial, qui avait très vite gommé son inexpérience sur gazon en s'imposant au Queen's avant Wimbledon ; Daniil Medvedev, l'homme qui a gagné le plus de matches en 2023 (46), celui que l'on attendait peut-être le moins en oubliant un peu vite son béguin de jeunesse pour le gazon ; et Jannik Sinner (tête de série n°8), l'outsider le plus dangereux dans un tournoi où il avait fait trembler Djokovic l'an dernier, en quarts. What else, franchement ?
Sinner, un destin à la Cash ou Ivanisevic ?
Pour être honnête, il a fallu se gratter un peu la tête puis se plonger dans les archives pour trouver trace d'un dernier carré aussi excitant à Londres. Alors certes, ledit carré n'est pas parfait sur le plan chiffré (merci Casper), mais l'on retrouve tout de même les trois premières têtes de série. Ce qui, même à Wimbledon où les trains arrivent peut-être un peu plus souvent à l'heure qu'ailleurs, ne survient pas non plus chaque année, puisque ce sera seulement la 13e fois dans l'ère Open. Pour la petite (ou la grande) histoire, voici les 12 précédentes :
On constate que souvent, derrière le trio de tête, on retrouve un invité "surprise" (Frawley, Johansson, Bautista Agut…) ou alors un jeune qui dispute sa première demi-finale en Grand Chelem, comme Pat Cash en 1984 (à 19 ans) ou Goran Ivanisevic en 1990 (à 18 ans). Tous deux avaient d'ailleurs fini par triompher quelques années plus tard dans le Temple. Il n'est pas interdit de penser que Jannik Sinner (21 ans), lui aussi-demi-finaliste pour la première fois dans un tournoi majeur, connaisse un destin similaire.
Pour revenir à la question initiale, qui était de savoir depuis quand on n'avait pas vu un dernier carré aussi excitant à Londres, on aurait bien envie de citer - peut-être parce qu'on est un peu chauvins - les quatre dernières éditions où un Français était à l'affiche. Un duo de Français, pour être précis : Richard Gasquet en 2007 et 2015 ainsi que Jo-Wilfried Tsonga en 2011 et 2012. A chaque fois, ils y étaient en (bonne) compagnie du Big Three, ce qui a certes compromis leurs chances mais rajouté du prestige à leur présence.
L'édition 2012, avec "Big Jo" aux côtés de Novak Djokovic, Roger Federer et Andy Murray, reste d'ailleurs la dernière avec la participation de quatre joueurs parmi les huit premières têtes de série en demi-finales. Le Français s'était alors incliné face à Murray en quatre sets tandis que Federer, futur vainqueur, avait battu Djokovic - lui aussi en quatre sets - dans ce qui est resté la dernière victoire de sa carrière face au Serbe en Grand Chelem.
Coup de cœur pour les éditions 2007 et 1999
Enfin, pour terminer ce tour d'horizon des derniers carrés londoniens de légende, citons deux autres éditions "coup de cœur" :
Le casting de l'édition 2023, lui, est d'autant plus intéressant que même si un homme (Novak Djokovic) se dégage en grand favori et un autre (Carlos Alcaraz) en grand challenger, ils seront tous deux opposés à deux joueurs capables, semble-t-il, de leur poser de sérieux problèmes. Jannik Sinner l'avait fait au même endroit l'an dernier, on l'a dit. Quant à Medvedev, s'il affiche la même solidité au service que contre Eubanks, il sera extrêmement difficile à battre, pour n'importe qui. Enfin, ne parlons même pas des enjeux, qui seront énormes à tout point de vue en cette fin de tournoi. En résumé, à partir de maintenant, c'est total régal.
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