Wimbledon 2023 - "L'impression de vivre un rêve" : Christopher Eubanks sur son nuage après avoir sorti Tsitsipas
Par Marie Mahé
Publié 10/07/2023 à 20:33 GMT+2
Ce lundi, l'Américain Christopher Eubanks (27 ans), 42e joueur mondial, a éliminé, en huitièmes de finale, le Grec Stefanos Tsitsipas, 5e joueur mondial et tête de série n°5, en cinq manches (3-6, 7-6 (4), 3-6, 6-4, 6-4) et 3h07 de jeu. Pour valider son ticket pour son tout premier quart de finale en Grand Chelem, alors qu'il ne participe qu'à son premier Wimbledon. Un rêve éveillé pour le joueur.
Christopher Eubanks
Crédit: Getty Images
L'histoire est belle, voire même très belle. Avant cette édition 2023, l'Américain Christopher Eubanks (27 ans) n'avait encore jamais foulé le gazon de Wimbledon, ni même battu un membre du top 10 mondial. Ce lundi, en huitièmes de finale, le 42e joueur mondial a gommé ces deux "anomalies", en s'offrant le scalp du Grec Stefanos Tsitsipas, 5e joueur mondial et tête de série n°5, en cinq manches (3-6, 7-6 (4), 3-6, 6-4, 6-4) et 3h07 de jeu.
L'Américain a pu faire valoir son jeu particulièrement offensif, grâce à un service plus que solide. En face, Tsitsipas n'a pas su répondre présent, lors des moments les plus importants de cette rencontre. Sur le court n°2 et sous les yeux, notamment, de sa compatriote Coco Gauff, le natif d'Atlanta n'en revenait évidemment pas, comme il l'a lui-même confié, devant le public : "J'ai l'impression de vivre un rêve, c'est complètement dingue. Tu essaies de te concentrer sur le contexte et faire abstraction du reste, pour te concentrer sur le match suivant même si c'est cliché de dire ça. Tu fais tellement pour en arriver là, et là ça paraît irréel, c'est incroyable. Je n'arrive pas à y croire."
Eubanks a répondu présent lors de chaque moment compliqué
Christopher Eubanks n'a jamais lâché, malgré quelques moments plus compliqués. Comme lors du deuxième set, lorsque Stefanos Tsitsipas s'est procuré une balle pour mener 5-3. Ce qui lui aurait ensuite permis de servir pour mener deux manches à zéro. Ou lors du cinquième et dernier set, lorsque le 42e mondial a dû sauver deux balles de débreak, avant de conclure sur sa première balle de match.
"Ce qui est drôle avec le tennis, c'est que vous n'allez pas toujours jouer de votre mieux, a poursuivi l'Américain. Vous devez juste jouer vraiment bien à certains moments, et j'ai l'impression que je l'ai vraiment bien fait aujourd'hui (lundi). J'ai l'impression d'avoir eu des hauts et des bas, ce qui paraît logique quand vous jouez pour le première fois en huitièmes d'un Grand Chelem, mais je me suis débrouillé quand j'en avais besoin."
Ce parcours était visiblement totalement inattendu pour le principal intéressé, qui s'est laissé aller à quelques confidences, d'un point de vue logistique, lors de la traditionnelle conférence de presse d'après-match : "Nous avons dû changer plusieurs fois les dates de départ de l’hôtel. Généralement, lorsque je réserve les hôtels, en particulier lors des Grands Chelems (...) je dis généralement, réservons jusqu’à vendredi simplement parce que les politiques d’annulation peuvent être difficiles. (...) Je l’ai déplacé à nouveau à lundi. (...) Puis, je crois, hier ou il y a deux jours, nous avons dit, 'déplaçons cela à vendredi prochain juste pour voir'."
Pourtant, il y a un mois de cela, l'Américain clamait son dégoût pour le gazon. Sur le court n°2, Christopher Eubanks en a même plaisanté : "Ces mots ne sortiront plus jamais de ma bouche pour le reste de ma carrière. Le gazon et moi avons eu une relation intense au fil des années. En ce moment, je pense que c'est mon meilleur ami." Depuis, beaucoup de choses se sont effectivement passées pour celui qui sera 31e au classement ATP, s'il ne rejoint pas le dernier carré.
Lauréat du tournoi ATP 250 de Majorque, pour ouvrir son palmarès, juste avant ce troisième tournoi majeur de l'année, déjà sur gazon, Christopher Eubanks, qui n'avait jamais dépassé le deuxième tour en huit tournois du Grand Chelem disputés, en est désormais à neuf victoires consécutives sur cette même surface. Le Russe Daniil Medvedev, 3e joueur mondial et tête de série n°3, son prochain adversaire, en quarts de finale, va devoir tout faire pour ne pas tomber, lui aussi, dans le piège et briser cette fameuse série.
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Christopher Eubanks
Crédit: Getty Images
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