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Wimbledon : Barbora Krejcikova incrédule après son titre : "Je ne sais pas comment c'est arrivé"
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Publié 13/07/2024 à 20:41 GMT+2
Titrée pour la deuxième fois de sa carrière en Grand Chelem samedi en battant Jasmine Paolini en finale de Wimbledon (6-2, 2-6, 6-4), Barbora Krejcikova avait bien du mal à réaliser ce qu'elle venait d'accomplir. Bien que déjà couronnée à Roland-Garros il y a trois ans, elle n'en était pas moins émue, par son accomplissement mais aussi le souvenir de celle qui fut son mentor, Jana Novotna.
Barbora Krejcikova
Crédit: AFP
La vie réserve parfois de divines surprises. A moins que tout cela ne soit écrit à l'avance. Mais même si on le lui avait dit, Barbora Krejcikova ne l'aurait vraisemblablement pas cru. Sacrée pour la première fois de sa carrière à Wimbledon, la deuxième en Grand Chelem trois ans après Roland-Garros, la Tchèque a eu l'impression de vivre un rêve éveillé après avoir dominé Jasmine Paolini (6-2, 2-6, 6-4). Pourtant, elle était donc déjà allée au bout d'une quinzaine en simple. Alors pourquoi une telle incrédulité ?
Déjà sans doute parce qu'après son triomphe parisien, lors des 13 Majeurs suivants, elle n'avait jamais fait mieux qu'un quart de finale. "C'est fou. Je n'ai aucune idée de pourquoi ce tournoi a été le bon. Je veux dire, j'ai eu vraiment un tirage dur dès le premier match (victoire 7-6, 6-7, 7-5 contre Veronika Kudermetova après 3h14 de jeu, NDLR). Je prenais les matches les uns après les autres et je me suis sentie de mieux en mieux. Et me voici ici. Je ne sais pas ce qui s'est passé, mais oui, j'ai gagné Wimbledon", a-t-elle lâché en conférence de presse.
L'histoire est belle car Krejcikova n'avait gagné que 7 matches sur le circuit avant cette édition 2024 au All England Club. Elle n'avait d'ailleurs pas goûté à la moindre victoire pendant près de quatre mois (entre février et juin). La Tchèque payait ainsi les conséquences d'une blessure au dos et d'une maladie dont elle avait mal récupéré. Et pourtant, elle a donc fait tomber entre autres Danielle Collins, Jelena Ostapenko, l'épouvantail Elena Rybakina et Jasmine Paolini lors de cette quinzaine.
Un triomphe d'autant plus émouvant pour Krejcikova qu'elle permet à la Tchèque de s'inscrire un peu plus dans les pas de Jana Novotna, sacrée à Wimbledon en 1998, un véritable mentor qui l'avait aidée à prendre son envol en tant que professionnelle de 2014 à sa mort en 2017. Il suffisait de voir son émotion au moment de voir son nom inscrit sur le tableau d'honneur de Wimbledon non loin de celui de l'ex-championne pour comprendre l'intensité du moment.
"Je n'ai pas de mots. Ce qui vient d'arriver est surréaliste. C'est vraiment le meilleur jour de ma carrière de joueuse et aussi le plus beau jour de ma vie. (…) Quand j'ai toqué à la porte de Jana et lui ai donné ma lettre, ça a changé ma vie, a-t-elle encore souligné lors de la cérémonie de remise des trophées sur le Centre Court. Quand j'ai fini mon passage chez les juniors, je ne savais pas ce que je devais faire, si je devais continuer et jouer pro, ou pas. Jana a été celle qui m'a dit que j'avais le potentiel, que je pouvais le faire. Et avant qu'elle ne nous quitte, elle m'a dit d'aller gagner un Grand Chelem. Je l'ai fait à Paris en 2021 et c'était un moment incroyable. Et je n'ai jamais rêvé que je gagnerais le même trophée que Jana en 1998."
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