Wimbledon 2025 - Quarts de finale messieurs - Jannik Sinner sur sa blessure au coude : "On essaie de ne pas y penser"
Par Laurent Vergne
Publié 09/07/2025 à 19:50 GMT+2
Jannik Sinner avait été rassuré mardi par son IRM qui n'avait pas révélé de lésion sérieuse sur son coude droit. Restait la vérité du terrain. Mercredi, l'Italien a évolué à un très haut niveau contre Ben Shelton, remportant son quart de finale en trois sets (7-6, 6-4, 6-4). Il a toutefois connu à nouveau une petite alerte au coude lors du deuxième set. Comme une menace qui plane toujours.
Jannik Sinner, le coude toujours en alerte
Crédit: Getty Images
Une victoire sans histoire. A la Sinner. Un tie-break bien maîtrisé. Deux coups de boutoir en fin de set à chaque fois dans les deux manches suivantes pour aller chercher le break décisif. Jannik Sinner s'est montré clinique pour étouffer les espoirs de Ben Shelton mercredi sur le court numéro un de Wimbledon. Suffisant pour le propulser en demi-finale pour la quatrième fois consécutive en Grand Chelem. Finalement, sa plus grande crainte aura été ce coude droit strappé jusqu'à l'os et douloureux depuis son match contre Grigor Dimitrov.
Il ne l'a donc pas empêché de gagner contre Shelton, mais est-il pour autant à 100% ? Dans le deuxième set, il a clairement eu une alerte. A le voir grimacer en secouant son bras comme pour essayer de se rassurer, on a même pu craindre que la douleur soit en train de devenir handicapante. Finalement, il n'en a rien été, au moins en apparence. Et compte tenu de la qualité de sa frappe, que ce soit côté coup droit ou en revers, difficile de dire que l'Italien était handicapé. Une gêne lancinante, c'est possible. Une blessure de nature à compromettre ses chances ici, voilà une affirmation beaucoup plus hasardeuse.
Je ne cherche pas d'excuse
Reste que son langage corporel à cet instant précis a suffisamment interpellé pour que la question lui soit posée lors de sa petite interview sur le court après sa victoire. Bien sûr, le joueur dit alors ce qu'il a envie de dire et tait tout le reste. En l'espèce, Sinner s'est montré suffisamment ambivalent pour que chacun puisse y lire ce qu'il aura envie d'y voir : rassurant ou pas. Au choix. "Quand on est dans un match comme ça, où il y a de la tension, on essaie de ne pas y penser", a-t-il glissé. Or à ce moment-là, dans le deuxième set, il y pensait visiblement, quand bien même il ne le voulait pas.
"Ça s'est beaucoup amélioré depuis hier" (mardi, NDLR), a-t-il toutefois aussitôt ajouté. "Ce n'est pas une excuse, a-t-il encore précisé. Je ne cherche pas d'excuse et je n'en chercherai pas. Il n'y a pas de meilleure scène pour jouer au tennis. Je pense l'avoir montré aujourd'hui." Quelques heures avant le match, après un échauffement matinal, son coach Darren Cahill oscillait entre espoir et crainte : "Nous verrons bien. On garde les doigts croisés. Mais il se sentait bien ce matin. Il est confiant et il est prêt à y aller et à bien jouer."
Sur le court, contre Ben Shelton, le numéro un mondial a donc clairement rassuré pour ce qui est de son expression tennistique. On ne gagne pas un quart de finale de Grand Chelem en trois sets avec un tel niveau de jeu sans être à 100% ou extrêmement proche de l'être. Mais l'alerte de lundi soir face à Dimitrov l'a sans doute sensibilisé sur l'épée de Damoclès qui flotte au-dessus de sa tête. Ou de son coude, plutôt. Sinner est en alerte. Alors il aussi a lâché un petit "On verra bien" en clôture de sa prise de parole sur le court. Mais jusqu'ici, tout va bien.
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Video credit: Eurosport
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