Wimbledon 2025 / simple dames - 6-0, 6-0 en finale de Grand Chelem : une "déculottée" tristement historique

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Quelque part, la finale dames de Wimbledon restera dans l'histoire : Amanda Anisimova, lourdement battue 6-0, 6-0 par Iga Swiatek, est devenue la troisième joueuse à encaisser une double roue de bicyclette en finale d'un tournoi majeur. Elle "succède" à Natasha Zvereva (Roland-Garros 1988 face à Steffi Graf) et Dora Boothby (Wimbledon 1911 contre Dorothea Douglass). Terrible...

Amanda Anisimova, finale de Wimbledon 2025

Crédit: Getty Images

Au fur et à mesure que les jeux défilaient dans cette finale dames à sens unique, on a tous eu une pensée pour Natasha Zvereva. La Biélorusse restait en effet la dernière joueuse à avoir encaissé un 6-0, 6-0 en finale de Grand Chelem, face à Steffi Graf, lors d'une finale de Roland-Garros 1988 par ailleurs restée célèbre pour avoir également été la plus courte de l'histoire (34 minutes), du moins depuis que les durées de match sont enregistrées.
Amanda Anismova a tenu un peu plus (57 minutes) mais à l'arrivée, elle n'a pas inscrit davantage de jeux. Elle est ainsi devenue la deuxième joueuse de l'ère Open à encaisser un terrible 6-0, 6-0 en finale de Grand Chelem. Au-delà de l'ère Open, il fallait remonter loin, très loin pour trouver trace d'une pareille "déculottée". C'était arrivé une première fois en 1911, à Wimbledon déjà, lors d'une finale entre les Britanniques Dorothea Douglass et Dora Boothby (victoire de la première nommée). Une autre époque...
A part "ça", rien. Il est plus que rarissime, lors du match ultime entre deux joueuses supposées débarquer en pleine confiance, d'assister à un tel "one-woman show". A l'Open d'Australie et à l'US Open, ça n'est jamais arrivé. Le Grand Chelem australien n'a pas toujours été verni puisqu'il a été le théâtre d'une finale qui ne s'est jamais jouée, en 1966 (forfait de Nancy Richey face à Margaret Court), et d'une autre qui a été écourtée quarante ans plus tard, en 2006 (abandon de Justine Henin face à Amélie Mauresmo à 6-1, 2-0). Mais c'est encore autre chose...
A New York, en revanche, on n'a jamais rien vécu de tel, ni même d'approchant, du moins dans l'ère Open. Les joueuses les plus lourdement battues ont au moins inscrit trois jeux, comme ce fut le cas en 1976 (Chris Evert bat Evonne Goolagong 6-3, 6-0), 2010 (Kim Clijsters bat Vera Zvonareva 6-2, 6-1) et 2017 (Sloane Stephens bat Madison Keys 6-3, 6-0). A leur manière, Iga Swiatek et Amanda Anisimova sont donc rentrées dans l'histoire, même si l'Américaine, passée complètement à côté de son sujet et en pleurs lors de la cérémonie protocolaire, aurait certainement préféré le faire d'une autre façon. S'en relèvera-t-elle ?
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