Wimbledon 2026 I Quarts de finale I Et si Naomi Osaka était la grande favorite pour le titre ? 

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Wimbledon titrera une nouvelle gagnante en 2026. Nette vainqueure d'Aryna Sabalenka en huitièmes (6-2, 7-6), Naomi Osaka se découvre un sacré niveau sur gazon, elle qui n'avait jamais franchi le troisième tour à Wimbledon. Excepté son abandon en finale, à Bad Homburg, la Japonaise n'a toujours pas un set sur la surface, et abordera sereinement son quart face à Karolina Muchova. Voire au-delà.

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Exit Iga Swiatek. Exit Elena Rybakina. Et même exit Barbora Krejcikova. Pour la neuvième année de suite, Wimbledon récompensera une nouvelle grande gagnante. Et comme "exit", aussi, la n°1 mondiale Aryna Sabalenka, la grande incertitude plane plus que jamais sur cette édition 2026. Sur la table reste le CV de celle qui a terrassé la Biélorusse, Naomi Osaka. Que l'on n'attendait pas. Elle non plus, d'ailleurs. Mais la Japonaise semble désormais la mieux armée, à l'aube des quarts de finale, qu'elle n'avait jamais atteints par le passé. 
Une fois terrassée Aryna Sabalenka, en huitièmes de finale, Naomi Osaka reconnaissait avoir joué un petit tour de force. A-t-elle eu, comme son adversaire, la sensation de l'avoir dominée (overpowered) ? "Oui, un peu, reconnaissait la native d'Osaka, la ville, après la rencontre. (...) Je veux dire, tactiquement, il y a peu de choses possibles face à elle. Bien sûr, nous sommes de grosses frappeuses. Depuis le fond, je n'allais pas tenter de courir autour du court pour tenter de la pousser à la faute. Je ne pouvais me concentrer que sur mes forces. J'ai essayé de bien servir, comme on est sur gazon. De prendre rapidement l'ascendant dans les rallyes. Et ça a juste très bien marché aujourd'hui."

Une seule défaite sur abandon face à... Muchova

Comme les jours précédents, en fait. Voire les semaines. Naomi Osaka attend toujours une défaite à la régulière sur ladite surface, cette saison. Elle qui ne s'est inclinée que par forfait en finale du WTA 500 de Bad Homburg, deux jours avant Wimbledon. Gênée au pied droit, la 14e joueuse mondiale avait préféré ne pas forcer pour préserver son Grand Chelem. Judicieux : si l'on excepte le fâcheux épisode, Naomi Osaka n'a toujours pas perdu le moindre set sur gazon en 2026. 
Curieux, aussi, de considérer qu'une joueuse qui n'avait jamais dépassé un troisième tour au All England Club, spécialiste du dur, puisse se présenter avec une telle autorité parmi les huit dernières survivantes de cette édition. "Je pense que mon histoire avec le gazon et Wimbledon n'a pas été la meilleure quand j'étais jeune, reconnaissait-elle samedi. Je ne suis pas vraiment sûre de comprendre pourquoi je me sens à l'aise sur gazon cette saison. Je pense que j'ai beaucoup réalisé d'exercices avec Tomasz (Wiktorowksi). La plupart n'étaient pas nécessairement sur gazon. C'était plutôt une répétition de schémas de jeu, pour trouver mon aise avec mon propre jeu."
Je me suis dit, j'ai presque 30 ans, je dois profiter du temps que j'ai
En se concentrant sur elle-même, Osaka a trouvé un rythme de croisière. D'enfer, qui plus est. Jamais linéaire, sa trajectoire est devenue intéressante "après (le Masters 1000 de) Rome", selon ses dires. "J'avais perdu vraiment lourdement contre Iga (Swiatek, 6-2, 6-1, en huitièmes). J'ai eu l'impression de me fermer à tout le monde autour ensuite. Je suis littéralement juste montée dans un avion vers la maison. Ce n'était pas la chose la plus professionnelle à faire. Je ne voulais pas parler à mon équipe. J'avais vraiment honte de ce que j'avais fait. Après, je me suis juste dit, j'ai presque 30 ans, je dois vraiment profiter du temps que j'ai. Par ailleurs, le tennis est très, très important pour moi, mais j'ai une vie au-dehors. Je dois chérir le tennis comme je peux, c'est-à-dire en n'y donnant pas trop d'importance."
Reculer pour mieux sauter, c'est vieux comme le monde. Plus vieux qu'Osaka qui, à 28 ans, attend un nouveau titre en Grand Chelem depuis cinq longues années, et sa victoire à l'US Open 2021. Sans l'ambitionner ouvertement, Osaka doit se savoir capable. D'autant plus quand ses voisines de tableau Jessica Pegula et Coco Gauff ont chancelé, comme sa prochaine adversaire Karolina Muchova. Bref, les attentes vont enfler. 
Pour ça, pas de panique, rassure-t-elle. "Je suis plutôt forte pour m'isoler du bruit extérieur. Bien sûr, tout le monde autour de moi sait combien je peux bien jouer. Pour moi, la chose la plus importante reste de bâtir ma propre confiance en moi. Peu importe ce qu'il se dit au-dehors, ce n'est qu'une sorte de bruit. Je n'ai pas besoin d'y prêter attention, je dois juste me concentrer sur ce que je fais." C'est-à-dire gagner, jusqu'ici. Sans trop douter. Ni jamais vaciller.
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