WTA Queen's | "Je ne peux ni dire oui, ni dire non" : Serena Williams ne veut pas se précipiter vers le simple après son retour à la compétition
Eurosport sur GoogleAlors qu'elle va retrouver la compétition au Queen's, à 44 ans, Serena Williams a précisé en conférence de presse ses intentions quant à son futur très proche. Si elle a détaillé ne pas "se mettre de pression", elle n'a ni confirmé, ni infirmé un retour à la compétition, en simple. Elle sera alignée en doubles avec la Canadienne Victoria Mboko à Londres, lundi.
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Une petite "balade" de santé, un plaisir à retrouver, et l'opportunité de montrer à ses enfants la joueuse qu'elle a été. Et qu'elle espère encore être. En conférence de presse, à Londres, l'icône du tennis Serena Williams a détaillé les raisons de son retour surprise sur le circuit, qu'elle avait quitté à l'US Open 2022. Elle n'a pas précisé si, comme sa sœur Venus, elle aussi sortie d'une interruption de carrière, elle comptait se mesurer prochainement aux tournois en simple. Pour l'heure, le grand retour de Serena Williams débutera par un tournoi en double, au Queen's, où elle fera équipe avec Victoria Mboko dès lundi.
"Ce qui m'a le plus manqué, c'est l'atmosphère, a-t-elle dit en conférence de presse, dimanche. On ne réalise pas forcément à quel point certaines choses nous plaisent. (...) Aujourd'hui, j'ai l'occasion de vivre certaines choses différemment, d'une manière que je n'avais pas pu expérimenter auparavant. Je peux aussi les partager avec ma famille et vivre cette expérience sous un angle nouveau."
Je n'ai pas besoin de gagner
Et sans la moindre ambition, selon ses dires, pour ne pas se rajouter une pression futile. "Je n'ai pas besoin de gagner. J'ai gagné davantage que la plupart des gens ne gagneront au cours de toute leur vie. Pour moi, ce n'est donc pas ce qui compte. Et il est important que je continue à me le rappeler, parce que je n'ai plus rien à prouver. Je n'ai rien à perdre. Ce n'est que du bonus."
Pour le plaisir, d'accord – "vous savez, dans cette aventure, je ne me mets aucune pression. J'en ai déjà suffisamment eu dans ma carrière". Mais le simple, alors ? "Je ne peux ni dire oui, ni dire non pour l'instant, a-t-elle indiqué. J'ai encore besoin de m'entraîner si je veux rejouer en simple. Nous verrons si j'arrive à ce niveau-là, mais ce n'est pas mon chemin pour le moment."
Son "chemin" débute au Queen's, où elle formera un duo avec la Canadienne Victoria Mboko, de 25 ans sa cadette. Elles affronteront ce lundi, au premier tour du tournoi londonien, la paire composée d'Erin Routliffe (Nouvelle-Zélande) et de Nicole Melichar (États-Unis). Jusqu'ici, les sensations suivent. "Je me sens bien. Je me suis entraînée deux fois avec 'Vicky', et je me suis bien mieux sentie au fond du court aujourd'hui. Je me suis sentie meilleure dans tous les domaines. Donc, oui, c'est un peu comme remonter une côte à vélo : c'est exigeant, mais on apprécie quand même la balade."
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