Qui est Victoria Mboko, tombeuse de Coco Gauff à seulement 18 ans ?
Par Valentin Lachaux
Publié 04/08/2025 à 15:03 GMT+2
Victoria Mboko fait sensation de l’autre côté de l’Atlantique, puisqu’elle s’est offert le scalp de Coco Gauff en la dominant sur le central du WTA 1000 de Montréal. À seulement 18 ans, la Canadienne éblouit son monde et explose à domicile, où elle disputera pour la première fois un quart de finale sur le circuit. Et elle n’est pas près de s’arrêter, même si elle devra gérer de nouvelles attentes.
Victoria Mboko
Crédit: Getty Images
"Je ne sais pas quoi dire, je suis encore sur un petit nuage." Il faut dire qu’il y a de quoi, car, samedi, la jeune Victoria Mboko a réalisé le plus grand exploit de sa jeune carrière : une démonstration en une petite heure de jeu face à la numéro deux mondiale, Coco Gauff (6-1, 6-4). À 18 ans, la Canadienne est présentée de l’autre côté de l’Atlantique comme la nouvelle coqueluche du tennis féminin, et semble avoir tout pour réussir. "C’est une très grande compétitrice. Elle cherche des solutions sur le terrain, et elle reste ouverte à écouter des conseils, pour rester lucide et sereine lors des moments importants", résumait dans les médias Noëlle Van Lottum, en charge des féminines à Tennis Canada.
- Gauff éliminée dès les huitièmes par la sensation canadienne Mboko
- L'US Open, la Vuelta... Suivez le sport toute l'année sur Eurosport, via HBO Max !
Le cap du circuit WTA après un début d’année 2025 retentissant
Toronto Simples féminins -
"Surréaliste" : Mboko, la tornade plus forte que l'idole
08/08/2025 à 11:00
Après une carrière en junior marquée par des blessures persistantes au genou, Mboko s’est exilée pour aller s’entraîner dans l’académie de Justine Henin en Belgique, et pour mettre toutes les chances de son côté. Cet entraînement sur terre battue lui a permis de travailler sa vitesse de déplacement et sa puissance de frappe. Mais après un an, la Canadienne a eu "le mal du pays", et a donc décidé de revenir chez elle, pour partager son temps entre Toronto et Montréal et mettre l’accent sur la surface dure.
"Si tu es bien en dehors du tennis, tu peux faire les bonnes performances sur le terrain. C’est la clé pour elle", ajoute Van Lottum. Et elle a enchainé les résultats après un début d’année 2025 retentissant à son échelle, avec quatre victoires de suite dans des tournois ITF : au Lamentin et à Petit-Bourg en France, à Rome aux États-Unis puis à Manchester en Grande-Bretagne. Mboko a ensuite enchaîné en se consacrant entièrement au circuit WTA à partir de mars, ce qui lui a permis de disputer des tournois du Grand Chelem. Le résultat ? Un troisième tour à Roland-Garros face à Qinwen Zheng après être sortie des qualifications, et un deuxième tour à Wimbledon, là encore, après trois victoires dans le tournoi préliminaire.
"On la suivait et on la soutenait quand elle s’entraînait en Belgique, a raconté Guillaume Marx, vice-président de la haute performance à la fédération canadienne de tennis, à la chaîne de télévision RDS. Ce qui a fait la différence, c’est qu’elle a pris la décision de nous appeler et de recommencer à s’entraîner avec nous. Je pense que lorsqu’on prend des décisions fortes dans la vie, c’est toujours très puissant." Un retour au bercail visiblement payant.
Et maintenant ?
Grâce à ses performances, la Canadienne va changer de statut et sera au minimum 55e mondiale à la publication du prochain classement WTA. Elle pourrait intégrer les tableaux de Cincinnati et de l’US Open, alors qu’elle visait initialement le top 100. "Le défi sera différent, il faut qu’elle le gère bien. Mais de toute façon, ce n’est pas ce match qui va définir sa carrière", prévient Marx.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2025/08/03/image-2fa7bd63-92f2-48ae-80f7-b4f745267f37.jpeg)
Victoria Mboko sorgt in Montreal für Furore
Crédit: SID
Après cette victoire face à Coco Gauff, Victoria Mboko va aussi devoir s’offrir un sas de décompression. "Il y a cinq mois, elle s’entraînait sur le central ici et se disait qu’elle aimerait voir comment c’était de jouer devant la foule. Elle va comprendre que son monde est en train de changer et qu’elle devra y faire face", ajoute Marx. Mais avant de penser à ça, elle aura un premier quart de finale sur le circuit principal à négocier dans la nuit de lundi à mardi face à l’Espagnole Jessica Bouzas Maneiro, 51e joueuse mondiale.
Sur le même sujet
Publicité
Publicité