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Euro de volley - La Pologne tient sa revanche de Paris 2024 : les Bleus battus en finale et en argent
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Mis à jour 26/09/2026 à 23:34 GMT+2
Les Bleus rêvaient de l'or européen, pour la deuxième fois de leur histoire après 2015. L'équipe de France a finalement été battue en finale de l'Euro samedi contre la Pologne (31-29, 25-19, 20-25, 25-16) à Milan (Italie). Les Polonais conservent leur titre et prennent leur revanche après la finale olympique perdue contre les Tricolores à Paris 2024.
La déception d'Antoine Brizard.
Crédit: Getty Images
Les Polonais prennent leur revanche sur les Bleus. L'équipe de France de volley-ball a été battue en finale du championnat d'Europe par la Pologne (3-1: 31-29, 25-19, 20-25, 25-16), qui remporte samedi à Milan son troisième titre continental après 2009 et 2023. Les Bleus, qui avaient dominé les Polonais en finale des Jeux olympiques 2024 (3-0), repartent tout de même avec leur première médaille à l'Euro depuis le titre de 2015, le seul dans cette compétition.
Onze ans après l'unique victoire des Français de Laurent Tillie dans l'épreuve, les joueurs d'Andrea Giani se sont cette fois arrêtés sur l'avant-dernière marche, trébuchant face à des Polonais sur un nuage. De quoi installer un peu plus la sélection de Wilfredo Leon, victorieuse de la Ligue des nations cet été, vice-championne olympique, au sommet d'une discipline dont elle occupe déjà la première place au classement mondial. À cela, ajoutez un ticket décroché pour les Jeux de Los Angeles.
Face à cette équipe, le capitaine Antoine Brizard savait qu'il fallait saisir chaque occasion. Et les Bleus ont tenté le coup, en parvenant notamment à arracher le troisième set. Leur première chance s'était elle évanouie face à la cruauté du challenge. Alors qu'ils pensaient empocher la première manche 27-25, une faute au filet revue à la vidéo a totalement rebattu les cartes, et la Pologne ne s'est pas fait prier pour rafler la mise au terme d'une folle fin de set (29-31).
Un petit doute mais la Pologne a déroulé
Un premier coup dur pour les Bleus, qui ont ensuite subi la foudre des tenants du titre. Menant de 10 points dans le deuxième set, les Polonais ont semblé dérouler. Défense aux aguets, attaques surpuissantes, Leon et le géant central Bartlomiej Lemanski s'en sont donné à cœur joie. Pourtant, les coéquipiers de Mathis Henno ont semblé retrouver de l'énergie en fin de set, énergie qu'ils ont alors mise à profit pour se détacher dans le suivant. Aidés par la superbe entrée du central Mousse Gueye (5 blocs), les Français ont semé un petit doute.
Mais la marche était encore trop haute. Les Polonais ont remis la main sur la rencontre pour finalement s'avancer vers leur deuxième sacre de rang. Si la fête était aux couleurs rouge et blanc samedi, le Bleu a tout de même réussi à redevenir à la mode européenne en cette semaine de Fashion week à Milan. Certes, les hommes d'Andrea Giani auraient préféré se parer d'or. Mais l'argent reste synonyme de réussite pour un groupe construit depuis le début de l'été. Sans de nombreux cadres ayant eu besoin de faire une pause, ils ont presque remis les compteurs à zéro fin mai et le parcours sinueux connu tout au long de la saison laissait planer quelques incertitudes.
Du très positif quand même pour les Bleus
Éliminés avant même la phase finale de Ligue des Nations en juillet, les coéquipiers d'Antoine Brizard ont néanmoins peu à peu récolté les fruits de leur travail. Autour du capitaine, mais aussi de Trévor Clévenot ou de Théo Faure - meilleur marqueur tricolore avec 136 points -, de nouveaux visages ont gagné leur place. Déjà connus pour avoir notamment gagné en équipes jeunes, Simon Magnin, Daniel Iyegbekedo ou encore Mathis Henno se sont peu à peu fondus dans le collectif - avec plus ou moins de temps de jeu - le dernier étant l'un des éléments phares du parcours des Français.
"On se sent légitime d'être ici, disait déjà Henno quelques jours plus tôt. J'avais les étoiles dans les yeux quand les Bleus ont gagné les championnats d'Europe en 2015, puis les JO deux fois. Je me suis dit qu'un jour, je serais à leur place".
Au fil des rencontres, le collectif s'est affirmé, à l'instar de cette rencontre en guise d'exemple contre les Allemands en poules. Les Bleus ont ensuite pris le dessus contre la Roumanie, avant de rejoindre la séduisante Finlande dans le dernier carré. Certes, le chemin s'était un peu plus ouvert en évitant à Sofia de croiser le pays-hôte bulgare, et surtout plus tard l'Italie. Mais les Français ont aussi su gérer leur statut, un an après un Mondial-2025 conclu par une élimination dès la phase de poules. À l'époque, Antoine Brizard avait laissé couler des larmes de déception. Un an plus tard, les Bleus n'ont peut-être pas les étoiles dans les yeux. Mais peuvent regarder vers l'avenir.
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