Mondial 2025 - "C'est simple, on a mal joué" : Les Bleus déjà à quitte ou double

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Deux jours après une entrée en matière dans le Mondial facile et réussie, l'équipe de France de, chammpionne olympique, est tombée de haut mardi à Quezon City, subissant contre la modeste Finlande une défaite (3-2 : 19-25, 25-17, 27-29, 25-21, 9-15). Un revers qui place les Bleus dos au mur avant le dernier match de poules contre l'Argentine.

Barthélémy Chinenyeze lors du match entre la France et la Finlande au championnat du monde. (Crédit photo : FFVolley)

Crédit: From Official Website

L'heure est grave pour l'équipe de France. Déjà. Les doubles champions olympiques en titre, venus aux Philippines conquérir le seul titre qui manque à leur palmarès, avaient probablement imaginé se retrouver dans une autre posture avant leur ultime rendez-vous du premier tour. Surtout après avoir écrasé la Corée du Sud (3-0), certes très limitée, en ouverture, dans la lignée d'une préparation qu'ils ont jugée réussie, en termes de contenu de travail et de résultats (deux victoires contre le Brésil).
Mais ils joueront bien leur qualification jeudi contre l'Argentine, leur plus fort adversaire de la poule C sur le papier. Actuellement deuxièmes (1 victoire, 4 pts) derrière les Argentins (2 victoires, 5 pts), ils devront les battre pour ne pas compter sur une improbable défaite des Finlandais (3e, 1 victoire, 3 pts) contre les Sud-Coréens (éliminés).
On a fait beaucoup de fautes
"Il faut penser vite à ce match-là, se remobiliser, et démarrer agressifs", a lancé le capitaine Benjamin Toniutti. Ce qu'ils ne sont pas parvenus à faire mardi face à la 20e nation mondiale, qui jouait sa survie et avait inquiété l'Argentine en ouverture (défaite 3-2 après avoir mené 2 sets à 0).
Les Bleus n'ont ainsi jamais semblé se relever d'un début de match manqué, courant sans cesse après le score. "C'est simple, on a mal joué. Eux ils ont super bien joué (...) On a fait beaucoup de fautes, d'imprécisions. On l'a déjà dit, si on n'arrive pas à faire mieux que ça, on peut perdre contre tout le monde", a estimé Barthélémy Chinenyeze.
"On a fait beaucoup de fautes", a également déclaré Toniutti. Cela a particulièrement été le cas au service (27) ou en attaque (10), qui a peiné face au contre finlandais et à Petteri Tyynismaa (6 blocks). Le sélectionneur Andrea Giani a lui surtout regretté les erreurs en attaque, où seul "Jean Patry a pris ses responsabilités" (23 pts dont 4 aces).
"Mais pour gagner un match, tu as aussi besoin des réceptionneurs-attaquants. C'est mathématique", a ajouté l'Italien. Privé sur blessure de Trévor Clévenot (inflammation à un genou), comme du central Nicolas Le Goff (abdominaux), il a aussi été confronté à la méforme d'Earvin Ngapeth, qui n'a toujours pas recouvré tous ses moyens physiques après avoir soigné son genou droit tout l'été.

Attitude en question

La vedette des Bleus a été remplacée en milieu de troisième manche par le jeune Mathias Henno, qui dispute à 20 ans sa première compétition. "Ce n'est pas un problème de ne pas avoir eu Trevor, Nico, ou qu'Earvin soit sorti : nous avons encore deux réceptionneurs-attaquants (avec Yacine Louati, NDLR), c'était à eux de prendre leurs responsabilités" a insisté Giani.
Le technicien, qui a également tenté la carte François Huetz au centre, aurait-il dû procéder plus tôt à des changements ? "Non... La question principale, c'est de prendre ses responsabilités", a-t-il évacué. Giani a également regretté l'attitude de ses joueurs, souvent nerveux, agacés comme Antoine Brizard face aux décisions arbitrales et vents contraires, ou baissant la tête.
"Il faut une attitude positive. Tu dois être consistant, montrer à l'adversaire qu'il n'y a pas de problème, même quand tu perds trois ou quatre points d'affilée", a dit l'Italien, jugeant que son équipe avait aussi "manqué de lucidité". En témoignent de grossières et inhabituelles erreurs de jugement ou de placement.
"On n'a pas réussi à prendre l'énergie là où on pouvait, sur les bonnes actions qu'on a pu faire", a admis Chinenyeze. Il faudra aux Bleus, souvent habitués à souffler le chaud et le froid ces dernières années, y parvenir jeudi. Au risque de vivre une cruelle désillusion un an après leur incroyable doublé olympique.
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