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Ngapeth le retour en grâce
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Publié 08/09/2011 à 16:19 GMT+2
Exclu du Mondial 2010 pour une altercation avec le sélectionneur, Earvin Ngapeth a réintégré l'équipe de France avec humilité avant l'Eurovolley qui débute samedi, heureux d'en avoir fini avec ce "chapitre noir", dont toutes les répercussions n'ont cependant pas été négatives.
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Rome, octobre 2010. Earvin Ngapeth, considéré comme le plus grand espoir du volley français, est prié de rentrer en France en plein Mondial, pour avoir insulté son entraîneur Philippe Blain et fait preuve d'indiscipline. L'emballement médiatique est immédiat. Caprice d'une star immature et trop gâtée: tel est le verdict d'une France encore sous le choc du renvoi de Nicolas Anelka, auquel il est instantanément comparé, de l'équipe de France de football.
Onze mois plus tard, l'attaquant-réceptionneur de 20 ans est de retour. Pour le plus grand bonheur de tous, y compris de Blain, qui en a fait une pièce-maîtresse de l'équipe, et avec lequel les relations sont normalisées. "On a eu une discussion avec Philippe et je suis revenu naturellement", explique à l'AFP Ngapeth (28 sélections) qui, comme sanction, avait écopé d'une suspension pour la Ligue mondiale cet été. "Une discussion d'hommes. On s'est dit les choses, pour que ça reparte mieux après.""Ca me fait plaisir de revenir dans un super groupe, où beaucoup de choses ont changé, de ma part, de la part du staff, ajoute-t-il. Il n'y a pas un nouveau fonctionnement, mais ça se passe mieux. On discute plus entre nous. Ce chapitre noir nous a fait évoluer en bien."
"On m'a collé une image"
"Quand on m'appelle Anelka, ça ne me fait ni chaud ni froid. Les gens m'ont collé une image. Il y a eu un reportage sur Canal+ qui a été fait n'importe comment, pour me blesser, me rabaisser. Des gens ont compris que c'était n'importe quoi, d'autres non. Les gens qui me connaissent savent comment je suis", dit-il encore. Derrière le look étudié de rappeur de banlieue, on découvre un garçon courtois et réfléchi, bien élevé. Quelqu'un qui assume son geste, conscient d'avoir péché sur la forme, mais convaincu d'avoir eu raison sur le fond. "Je n'ai pas l'habitude de regretter les choses, dit-il. Si je m'en veux, c'est pour avoir parlé pendant une compétition. J'aurais pu prendre sur moi. Mais je n'ai pas l'habitude de ne rien dire. Ca a pris des proportions trop importantes, tout simplement. Mais le truc positif, c'est qu'on s'est servi de ça pour rebondir."
"Il y a eu un règlement écrit par le staff et nous, entre joueurs, on parle beaucoup plus, constate-t-il. Il y a un nouveau mode d'organisation dans le groupe: quand ça ne va pas, il faut le dire. C'est une chose qui n'existait pas l'été dernier, et qui fait que le groupe vit un peu mieux." Blain, avec lequel les rapports sont au beau fixe, confirme le bien fondé de l'analyse. L'épisode a permis de "faire évoluer le système" pour qu'il y ait une "vie commune plus performante". "Earvin est un joueur qui est bien dans le groupe, et avec qui je fonctionne comme avec n'importe quel autre joueur". Après avoir coupé avec le volley pendant sa suspension, Ngapeth, meilleur joueur du dernier Championnat avec Tours et qui rejoindra cette saison le club italien de Cuneo, a dû travailler dur pour revenir à son niveau. Mais il se dit prêt pour cet Euro, où il entend réussir de "belles choses" avec les Bleus.
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