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Euro Volley - Russie-Italie (3-1) : La Russie championne de tout
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Publié 29/09/2013 à 21:15 GMT+2
Après s'être adjugée les JO et la Ligue mondiale, la Russie est devenue championne d'Europe dimanche en dominant l'Italie en finale (3-1).
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Coup double pour la Russie. Quinze jours après les femmes, elle a également été sacrée championne d'Europe de volley chez les hommes après sa victoire 3 sets à 1 (25-20, 25-22, 22-25, 25-17) sur l'Italie en finale, dimanche à Copenhague. Il s'agit du premier titre européen pour les volleyeurs russes depuis le dernier remporté en 1991 par l'URSS. Champions olympiques en titre et vainqueurs de la dernière Ligue mondiale, les hommes d'Andrei Voronkov ont mis fin à une malédiction en obtenant le sacre continental grâce à leur succès à Parken, stade de la sélection danoise de football reconverti pour l'occasion en salle de volley.
Sur les vingt dernières années, les Slaves avaient récolté trois médailles de bronze pour autant en argent, dont l'une avait été obtenue après une défaite en finale face aux Italiens en 2005. Deux ans plus tard, ils avaient été surpris à domicile par l'Espagne en finale. Les Slaves avaient par ailleurs raté la dernière marche du podium lors des deux dernières éditions en 2011 et 2009. Les Azzuri, quant à eux, échouent une nouvelle fois en finale deux ans après celle perdue face aux Serbes à Belgrade. Mais les sextuples champions d'Europe (1989, 1993, 1995, 1999, 2003 et 2005) prouvent qu'ils restent une valeur sûre du volley après avoir déjà glané la médaille de bronze aux JO de Londres et lors de la dernière Ligue mondiale.
Le show Vettori insuffisant
Mis à part un accident de parcours lors de son premier match de l'Euro (défaite 3-0 face à l'Allemagne), la Russie a elle été fidèle à sa réputation d'épouvantail du volley durant l'ensemble de cet Euro, prenant le dessus sur des adversaires grâce à sa force de frappe et sa qualité de service. Dimanche en finale, elle n'a pas changé une stratégie qui marche misant sur la puissance incarnée par ses deux canonniers, Nikolay Pavlov et le géant Dmitriy Muserskiy (2,18m), qui ont une nouvelle fois fait la différence avec 31 points marqués à eux deux. Comme en demi-finale face aux Serbes, troisièmes de ces championnats d'Europe, les hommes d'Andrei Voronkov, se montrés également supérieurs au bloc (11 points contre 6 côté Italien).
Ils ont montré qu'ils étaient les patrons d'entrée, prenant rapidement le large (7-3) sur leurs adversaires qui ont souvent eu du retard à l'allumage dans cette compétition. Les deux interruptions liées à des problèmes d'éclairage dans le deuxième set n'ont pas semblé troubler les champions olympiques qui ont continué de mener de bout en bout. Il a fallu une réaction d'orgueil des Transalpins dans la 3e manche, emmenés par leur pointu Luca Vettori (21 points et meilleur marqueur du match), pour retarder l'échéance. Devenus plus solides, les Azzuri ont pris un avantage confortable dans le "money time" (21-24), concrétisé par une erreur de service de leurs adversaires.
Pas suffisant néanmoins pour empêcher la Russie de filer vers son premier titre continental depuis l'éclatement du bloc soviétique. Muserskiy et ses partenaires se sont échappés au score dans la quatrième manche (14-10 puis 20-14) en mitraillant les Italiens par des services smashés et en redevenant dominateurs au contre. Sur une énième attaque, Pavlov a offert le titre à ses partenaires.
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