"Ça va être épique" : Bruni et les descendeurs excités avant le début de leur Coupe du monde en VTT descente
Eurosport sur GoogleC'est la rentrée pour les spécialistes de la descente. Dominée par les Bleus depuis quelques années, entre Amaury Pierron, Myriam Nicole et le quintuple champion du monde Loïc Bruni, la discipline de vitesse pure est l'un des temps forts du week-end à Lenzerheide. Dans un entretien à Eurosport, Finn Iles, Rachel Atherton et le dernier Tricolore cité évoquent cette nouvelle saison.
UCI Mountain Bike World Series : Lenzerheide - Downhill run in Go Pro with World Champion Loïc Bruni
Video credit: Eurosport
Accrochez-vous, ça va secouer en Suisse ! A Lenzerheide, les descendeurs font leur grand retour dans cette Coupe du monde de VTT. Nouvelle compétition oblige avec la naissance des UCI Mountain Bike World Series, les flèches des circuits montagneux vont découvrir une toute nouvelle version de leur discipline avec la refonte des phases finales.
A quelques heures de leur retour sur le circuit, le 3e du général 2022 Finn Iles, le champion du monde en titre Loïc Bruni (Specialized Gravity) et la quintuple championne du monde Rachel Atherton (Continental Atherton), de retour de maternité, se sont confiés à Eurosport sur leur spécialité. Présentation d'une épreuve vraiment pas comme les autres.
La descente, mode d'emploi
Si le cross-country olympique demeure le rendez-vous phare du VTT, la descente a son mot à dire en termes de spectacle. "Sur la descente, il y a un parcours défini, il faut aller du haut vers le bas, il faut battre tout le monde. Ça demande beaucoup de préparation, mais c'est la façon la plus simple de le décrire", explique le Canadien Finn Iles. "C'est assez mouvementé avec beaucoup de chutes. C'est sale, c'est rapide, c'est très amusant."
Autrefois disputée en "one-shot", sur une seule tentative après les qualifications, la descente a désormais ses demi-finales de qualification. Avant une bagarre de choix entre les meilleurs quelques heures plus tard lors de la grande finale. "C'est plus une préparation mentale pour moi", continue le natif de l'Alberta. "Faire deux runs à pleine vitesse en un jour, c'est un grand changement pour moi. Cela va permettre à beaucoup de personnes différentes de grimper en tête du classement et d'avoir des podiums différents."
Bruni, le Français arc-en-ciel veut encore briller
Les podiums, Loïc Bruni a l'habitude de les collectionner depuis ses débuts chez les grands. Sorti du top 10 du général l'an dernier, le Niçois revient avec les crocs et fort de son cinquième titre de champion du monde acquis fin août 2022. "C'est le meilleur maillot qu'on puisse porter. On a eu une saison difficile, mais on a fini fort. Avec le nouveau vélo, le maillot, tout se passe comme si de rien n'était. Jusqu'ici tout va bien."
Au moment d'évoquer le nouveau format, le Français rejoint son adversaire canadien. "II a fallu changer la préparation. J'ai l'impression d'avoir fait beaucoup plus d'endurance. On a cherché à se concentrer sur le pic de forme pour enchaîner deux courses super intenses."
Mais cette nouvelle course ravit le maillot irisé. "Ça va être épique. Je ne sais pas comment ça va se passer car il n'y a pas de temps pour se reposer. C'est très intéressant. Tout le monde va y aller à fond car il y a tellement de points. Je dois être intelligent." S'il n'a "pas d'objectif précis", le champion du monde sait qu'il va devoir redoubler d'efforts. "Je m'entraîne pour gagner et je veux gagner, mais je veux voir comment ça se passe et faire de mon mieux. Le format des demi-finales est un danger pour moi, car je ne suis pas protégé."
Outre l'Azuréen, les Bleus comptent dans leurs rangs des cartes de choix avec Amaury Pierron et Loris Vergier, respectivement 1er et 2e du général l'an passé, ainsi que Benoît Coulanges, vice-champion du monde 2021. Chez les dames, la Montpelliéraine Myriam Nicole, double championne du monde 2019 et 2011, manque à l'appel pour cette première. Il faudra néanmoins compter sur Marine Cabirou, Mathilde Bernard ou encore l'espoir Vicky Clavel.
Atherton, "maman-légende" est de retour
C'est l'autre belle histoire à retenir avant le début de ces UCI Mountain Bike World Series de descente. Absente quasi toute la saison l'an dernier pour donner naissance à sa fille, Rachel Atherton est de retour dans le giron. Et sur sa piste préférée, qui plus est. "J'ai fait cette course l'année dernière. C'est la piste que je préfère faire", lance-t-elle.
La légende britannique ne s'est pas cachée sur sa délicate préparation. "Je n'ai pas à me voiler la face sur le sommeil, à quel point c'est difficile en tant que nouvelle maman. Je voulais courir à nouveau, mais je ne savais pas quand." Avec un temps limité sur le vélo, la descendeuse de 35 ans a besoin de se rassurer avant d'avoir la machine au point pour rivaliser avec la Suissesse Camille Balanche et consorts.
Avant de revenir au sommet, Rachel Atherton sait qu'elle va devoir jongler entre les costumes. "J'ai essayé de passer de changer de statut. Je sais que je peux compter sur ma mère pour s'occuper de ma fille pour que je puisse me concentrer uniquement sur le vélo. Je suis au travail, et c'est bien d'y penser comme ça. Il faut être capable de changer d'état d'esprit, c'est ça être une bonne athlète." Vous l'aurez compris, les raisons sont multiples de suivre cette saison de descente. Premières banderilles à suivre ce samedi sur Eurosport.
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