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24 Heures du Mans : Alonso a brillé dans la nuit, sa Toyota N.8 à nouveau en tête

Alonso a brillé dans la nuit, sa Toyota numéro 8 à nouveau en tête
Par AFP

Le 17/06/2018 à 06:21Mis à jour Le 17/06/2018 à 09:27

24 HEURES DU MANS - Il a été le plus vite dans la nuit : débutant ou pas, l'Espagnol Fernando Alonso a enchaîné les chronos pour ramener sa Toyota N.8 à la hauteur de la voiture soeur, en tête de la 86e édition des 24 Heures du Mans à 6h dimanche. Nakajima a ensuite fini le travail pour prendre la tête de la course à 6h24.

Il a été le plus vite dans la nuit : débutant ou pas, l'Espagnol Fernando Alonso a enchaîné les chronos, effectuant le gros du travail pour permettre à la Toyota N.8 de reprendre les commandes des 24 Heures du Mans à 9h dimanche. C'est son coéquipier le Japonais Kazuki Nakajima, sur les coups de 06h20, qui a doublé la voiture soeur, la Toyota N.7 de Kamui Kobayashi, pour repasser en tête de la 86e édition de la classique mancelle.

Quand il a pris son deuxième relais, à 1h30, le double champion du monde de F1 affichait un retard de 2 min 15 sec sur la N.7, son coéquipier suisse Sébastien Buemi ayant écopé d'un "stop and go" d'une minute pour un dépassement de vitesse.

Quand il a laissé le volant à 4h au Japonais Kazuki Nakajima, "Nando" était revenu à 45 sec, démontrant encore son extraordinaire capacité d'adaptation, après deux brillants dépassements pour reprendre la tête lors de son premier relais en fin d'après-midi samedi. "Je me suis bien senti de nuit, j'étais dans la zone et j'ai poussé pour rattraper, a-t-il raconté. Une partie du travail est faite mais c'est encore une longue course."

Vidéo - 24 Heures du Mans : 6h24 dimanche, quand la Toyota n°8 d'Alonso prend la tête

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Alonso, qui espère s'adjuger à 15h00 la deuxième partie de la Triple couronne du sport automobile (après le Grand Prix de F1 de Monaco, qu'il a gagné en 2006 et 2007, et avant peut-être les 500 Miles d'Indianapolis), sortait de voiture souriant et à peine marqué.

"Même si nous disposons d'une avance décente, elle peut disparaître rapidement", rappelait pour sa part le Britannique Mike Conway, pilote de la N.7. "Le plus important est de ramener la voiture en un morceau", abondait Kobayashi, échaudé par les échecs à répétition connus par le constructeur japonais dans l'épreuve depuis son retour en 2012.

Scoumoune

La "scoumoune" qui a si souvent accablé Toyota lors de ses 19 participations infructueuses à la classique mancelle semblait pour l'heure en tout cas décidée à l'épargner. Elle n'avait par contre pas oublié ses adversaires dans la catégorie reine.

Adversaires, il fallait tout de même le dire vite, les deux dernières LMP1 en lice aux avant-postes, les Rebellion non-hybride N.1 et N.3, pointant aux troisième et quatrième places à respectivement huit et neuf tours... La première a été contrainte à repasser au stand à l'issue du premier tour après avoir perdu son capot mal fixé et toutes les deux ont subi de courtes interventions mécaniques lors d'une nuit, une fois n'est pas coutume, calme.

24h du Mans 2018

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Pour les six autres LMP1, toutes engagées par des équipes privées, l'addition était plus salée avec la panne ayant immobilisé la SMP Racing N.11 du Britannique Jenson Button pendant plus de trois heures en début de course ou encore les sorties de piste de la Bykolles N.4 en début de soirée et de la SMP Racing N.17 à 23h00.

La première LMP2, encore et toujours la G-Drive Racing N.26 des Français Jean-Eric Vergne et Andrea Pizzitola et du Russe Roman Rusinov, est cinquième à onze tours. Comme la veille, on attend dimanche un ciel couvert et des températures avoisinnant les 20 degrés.

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