Tranquille comme Toyota

Un coup dur qui a rétrogradé la N.36 à la huitième place, et fait le bonheur de la Glickenhaus N.708 qui a alors pris la troisième place derrière les deux Toyota, pour le moment intouchables. Tout roule pour les favorites de la catégorie des Hypercars, qui restent en tête après près de huit heures de course.
Partie en pole position, la N.7 de l'Argentin José Maria Lopez, du Japonais Kamui Kobayashi et du Britannique Mike Conway est toujours tranquillement installée en tête, à peine inquiétée par une crevaison lente. Son objecti f: remporter l'épreuve pour la première fois et devenir le premier vainqueur dans la nouvelle catégorie reine, l'Hypercar, introduite cette saison.
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Les Toyota pourront-elles tenir ?

Si la N.8 du Suisse Sébastien Buemi, du Japonais Kazuki Nakajima et du Néo-Zélandais Brendon Hartley truste la seconde position, le début de course a été chaotique pour la triple tenante de l'épreuve. Deuxième sur la grille de départ, elle a été heurtée par la Glickenhaus N.708 au premier virage. Partie en glissade puis contrainte de s'arrêter pour réinitialiser ses systèmes, il lui a fallu seize tours pour retrouver sa position de départ.
Pour Alpine, la mésaventure de Vaxiviere contrarie le plan initial, qui était "d'attaquer" pour "mettre la pression" sur les Toyota. Restent tout de même des incertitudes concernant la fiabilité des voitures japonaises, qui disputent leur première course de 24 heures. "Avec la GR010, on peut encore découvrir des choses inattendues, prévenait vendredi le directeur technique de Toyota, Pascal Vasselon. Sur tout ce qui est fondamental, on n'est pas inquiet, mais on n'est pas à l'abri d'une combinaison de circonstances qu'on n'a pas encore rencontrée avec cette voiture."

Une glissade de Vaxiviere qui vaut cher pour Alpine

Le constructeur nippon est bien placé pour le savoir : sous l'ère des LMP1 hybrides entre 2012 et 2020, il lui a fallu attendre 2018 -- et les départs des concurrents Audi et Porsche -- pour s'imposer ! La N.7, elle, a signé la pole et mené en 2017, 2019 et 2020, avant d'être privée de la victoire par des événements plus ou moins rocambolesques. Derrière, la lutte est serrée dans la catégorie LMP2 entre les Oreca N.31 et 41.

Un temps capricieux au Mans

La course est partie à 16h13, après trois tours de formation au lieu d'un, pour permettre aux pilotes de prendre la mesure d'une piste détrempée après une heure de pluie. La ligne d'arrivée sera franchie à 16h00 dimanche. Après des pluies intermittentes samedi, le temps s'annonce sec dimanche.
Dans le contexte de la pandémie de Covid-19, cette édition se tient fin août plutôt que mi-juin, décalée afin d'accueillir 50.000 spectateurs (20% du nombre habituel), après un huis clos en 2020. Cinq Hypercars, 24 LMP2 (des prototypes plus standardisés et moins rapides), 8 LMGTE Pro (dérivées de voitures sportives de série et représentant trois marques, Ferrari, Porsche et Corvette), 23 LMGTE Am (pilotées par des amateurs pour des écuries privées) et une voiture "innovante" (pilotée par deux pilotes paraplégiques) sont engagées, soit 61 équipages.

Enorme contact entre les N.23 et N.32 de United Autosports et coup dur pour l'écurie

L'édition 2021 des 24 Heures du Mans a aussi été l'occasion de renouveler jusqu'en 2027 l'accord entre la Fédération internationale du sport automobile (FIA) et l'Automobile club de l'Ouest qui permet à ce dernier d'organiser le Championnat du monde d'endurance (WEC) depuis 2012.
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