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"Pas arrogant, souriant, performant de suite" : Sebastian Vettel a déjà conquis Porsche
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Publié 08/04/2024 à 23:09 GMT+2
Après deux années loin des circuits de Formule 1, Sebastian Vettel a repris contact avec le haut niveau en s'invitant à un test Porsche, le 26 mars à Motorland. Le quadruple champion du monde s'était bien préparé et il a séduit par son professionnalisme et son enthousiasme. Dans les Fous du volant, son coéquipier Frédéric Makowiecki raconte ses premiers pas.
Vettel au Mans avec Porsche dès 2024 ? "Sebastian est plus que le bienvenu"
Video credit: Eurosport
La compétition le démange peut-être à nouveau. Du moins la curiosité de ces machines d'exception comme il a pu en connaître sur les pistes de Formule 1 de 2007 à 2021, qui ont fait de lui un quadruple champion du monde (2010-13). A 36 ans, Sebastian Vettel n'en a peut-être pas fini avec le pilotage au plus haut niveau. En Championnat du monde d'Endurance ? C'est une possibilité à laquelle il réfléchit, avec tout le professionnalisme et le sérieux qui l'ont toujours accompagné.
Le 26 mars dernier, l'ancien pilote Red Bull et Ferrari a piloté la Porsche 963 sur le circuit espagnol de Motorland Aragon, lors d'un test officiel de la marque, qui avait convoqué ses équipages des LMDh n°5 et n°6, engagés sous la bannière Porsche Penske en WEC cette saison.
Pilote d'usine Porsche depuis 2014, pilote de développement de la 963 et titulaire sur la n°5 depuis le retour de la marque allemande en Mondial en 2023, Frédéric Makowiecki a raconté dans notre podcast Les fous du volant, lundi, les coulisses fort instructives de cet essai.
Sebastian Vettel avait au préalable testé au simulateur et roulé sur la piste du constructeur à Weissach pour se mettre dans les meilleures conditions. Et il l'était. Avec ce supplément qui caractérise cet esprit collectif en Endurance. "J'ai vraiment apprécié son côté abordable, simple. Pas arrogant, raconte Fred Makowiecki, troisième de la manche d'ouverture du WEC 2024, aux 1812 km du Qatar, le 1er mars, invité lundi des Fous du volant. Il était là pour se faire plaisir. Le voir sortir de la voiture avec le sourire, c'était vraiment agréable ! Il a vraiment fait du bon travail. Il était là, avec nous, sur ce test d'endurance, ce qui était quand même une responsabilité. Il a fait le boulot, il était fiable, performant."
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Matt Campbell (Porsche Penske 963 n°5) en pole position aux 1812 km du Qatar 2024
Crédit: Getty Images
"Il était content de venir, il était vraiment curieux, a ajouté "Mako", qui partage habituellement le volant avec Matt Campbell et Michael Christensen. Les voitures sont quand même assez complexes, on ne peut pas monter dans la voiture sans préparation. Il est arrivé avec la préparation 'minimale' mais avec les choses bien faites. Il a été performant tout de suite. Sa phase d'adaptation a été rapide."
Tout ça sans effet de manche. "A certains moments, les pilotes qui arrivent dans un nouvel environnement, ils veulent surtout impressionner, note Fred Makowiecki. Lui, ce qu'il voulait déjà, c'est comprendre. Il voulait - ce que j'ai beaucoup apprécié - être capable de gérer un maximum de choses quand il va monter dans la voiture, et surtout ne pas laisser beaucoup de choses au hasard. C'est là-dessus qu'on peut voir son professionnalisme. Il évite de se mettre dans la situation où, quand il est dans l'inconnu, il ne maîtrise pas quelque chose."
La suite ? Encore une inconnue pour l'ex-pilote Red Bull, Ferrari et Aston Martin en F1. Le Mans ? Une possibilité car Porsche va engager une troisième 963 Penske dans la Sarthe. Avec un pilote déjà officialisé, Mathieu Jaminet, et deux à désigner. Pour Frédéric Makowiecki, c'est tout vu : "Il est plus que le bienvenu ! Ce serait fantastique de l'avoir." Un supporter qui n'est sûrement pas le seul au sein de l'équipe Porsche.
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