Loeb : "Le titre en Corse, ce serait sympa"

Loeb : "Le titre en Corse, ce serait sympa"
Par AFP

Le 23/08/2004 à 12:00Mis à jour

Confortable leader du Mondial WRC après sa cinquième victoire ens en 10 épreuves, dimanche, en Allemagne, Sébastien Loeb (Citroën) envisage remporter le titre mondial au Rallye de France, en octobre. Entretien.

Qu'est-ce-qui vous fait le plus plaisir dans cette nouvelle victoire ?

N'y a-t-il pas une satisfaction particulière d'avoir gagné dans des conditions aussi terribles que ce week-end ?

S.L. : Cela fait du bien quand ça se termine. Cela n'a pas été facile, notamment le deuxième jour. Dimanche encore avec Duval qui poussait derrière. dans des conditions difficiles, ce n'était pas évident mentalement. Il faut attaquer pour ne pas se faire remonter, ne pas en faire trop.

Comment avez-vous géré la dernière journée face à Duval ?

Cette victoire constitue-t-elle un tournant dans le Championnat ?

S.L. : C'est encore trop tôt pour dire que l'on va gagner le titre mais ça commence à faire une belle avance: 29 pts, c'est intéressant. Par contre, il faut rester concentré, ne pas commettre d'erreurs, continuer, s'appliquer à marquer des points, finir si possible les rallyes.

Un tel écart ne modifie-t-il pas la façon d'aborder les courses ?

Adopterez-vous cette stratégie au Japon ?

S.L. : Je l'ai toujours appliquée. J'ai toujours tendance à rouler comme je le sens, ne pas en faire plus. Attaquer quand je me sens bien, en lâcher quand les conditions sont trop piégeuses, qu'il est facile de faire une erreur. Au Japon, je partirai à mon rythme. A partir de là, on verra si la victoire est possible. Si c'est le cas je me battrai jusqu'au bout. Sinon, j'essaierai d'assurer une place.

Quel est votre plus dangereux adversaire pour le titre ?

Ressentez-vous une pression particulière ?

S.L. : J'ai toujours dit qu'à partir du moment où j'ai de l'avance, la pression n'est pas sur moi mais sur mes rivaux. Cela me donne un joker. Quelque part, on est plus tranquille. Les deux prochains rallyes, quoi qu'il se passe, je resterai en tête du Championnat, ça libère. Plus que si j'étais derrière. Je préfère être dans ma situation.

Si vous deviez choisir le lieu de votre sacre ?

S.L. : J'aimerais avant tout ne pas attendre la dernière course, pour finir sans pression. Après, que ça soit l'une ou l'autre... S'il fallait en choisir une je dirais la Corse. C'est la France, ce serait sympa. L'année dernière ça ne s'était pas bien fini. Je n'étais pas parti en début de saison pour être champion en 2003, je n'avais rien à perdre. Cette année on est bien classé depuis quasiment le début de l'année. Alors je ne voudrais pas me dire en Australie: c'est là que cela se joue.

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