Loeb, par K.-O.

Loeb, par K.-O.
Par AFP

Le 29/10/2004 à 12:00Mis à jour

A vouloir tenir tête à Sébastien Loeb (Citroën), François Duval (Ford) est allé à la faute à la fin de l'étape 1 du Rallye de Catalogne, vendredi. "Cela a été chaud, la bagarre a été belle avec les Ford", a commenté le champion du monde français.

[29/10/04] - Sacré champion du monde quinze jours auparavant, le Français Sébastien Loeb (Citroën Xsara) occupait la tête du rallye de Catalogne, quinzième des seize épreuves du Championnat du monde, à l'issue de la première journée vendredi soir au parc d'assistance de Vic. Deux secondes seulement séparaient le nouveau N.1 mondial de l'Estonien Markko Martin (Ford Focus).

L'autre Ford ? Le Belge François Duval s'était laissé piégé dans la dernière spéciale (ES6), où une roue arrachée le contraignait à l'abandon alors qu'il était à la lutte pour la première place. Duval, en avance sur Loeb au moment de son incident, avait réalisé trois temps scratches auparavant (ES1, ES3, ES4). "Cela a été chaud, la bagarre a été belle avec les Ford, reconnaissait Loeb. Pour l'instant cela ne se passe pas mal. On s'attendait à ce que ne soit pas facile. Les Ford avaient prouvé en Corse qu'elles allaient très vite. Elles l'ont encore démontré ici. C'est loin d'être joué et cela annonce encore une sacrée lutte".

"Manque de confiance"

Vendredi, les incertitudes météorologiques avaient pleinement joué leur rôle de casse-tête, de loterie, en obligeant les pilotes à choisir leurs pneus deux heures avant de s'élancer dans les spéciales. Le matin, après avoir réussi à creuser un écart substantiel sur ses rivaux dans l'ES2, Loeb avait entamé son capital dans la spéciale suivante, marquée par de fortes chutes de pluie. "Je n'étais pas très en confiance, un peu hésitant dans mon pilotage , racontait le Français. J'avais oublié de changer les réglages de différentiels pour le mouillé et la voiture était très dure à conduire. J'ai fait un tête-à-queue, calé le moteur et perdu quatre à cinq secondes. Avec le manque de confiance en plus, à l'arrivée mon temps était mauvais. Heureusement que dans la 2 on avait réalisé un super temps, creusé l'écart".

Gilles Panizzi (Mitsubishi Lancer), vainqueur l'an passé sur la Peugeot 206 WRC, s'était quant à lui illustré dans les deux premières épreuves chronométrées (3e après l'ES2) avant de sombrer dans les suivantes. La faute à un mauvais choix de pneus&hellip

"Si le titre n'avait pas été assuré..."

L'après-midi, certains tablaient sur la pluie. Mais quelques rayons de soleil et le vent séchaient au contraire la majeure partie des routes, sauf quelques zones à l'ombre qui constituaient des pièges. C'est là que Duval chutait. "Nous sommes tous partis avec un choix de pneus différents sur la dernière boucle, déclarait Sébastien Loeb. Nous, nous attendions un peu plus de pluie. Elle n'est pas tombée. Nos pneus très tendres ne nous avantageaient vraiment pas. Aussi, je pense qu'on s'en sort assez bien. Nous restons en tête. Donc tout se passe pour le mieux".

Derrière Loeb et les Ford, le trou s'était creusé inexorablement. Vendredi soir, Marcus Gronholm (Peugeot 307) pointait déjà à plus de 27 secondes, Carlos Sainz (Citroën Xsara) à plus de 46 et Petter Solberg (Subaru Impreza) était relégué à plus d'une min. 16 sec. avec, comme en Corse, l'étonnant Stéphane Sarrazin (Subaru Impreza) dans son sillage.

Si l'ancien champion du monde était encore en difficulté sur asphalte, le nouveau, lui, était bien présent au rendez-vous. Contrairement à la Corse où il devait assurer le titre, cette fois Sébastien Loeb redevenait le redoutable attaquant du début de saison. "Le fait d'être champion ne change rien. Il y a moins de pression. Ici, le seul objectif est de jouer la victoire. Mais, c'est vrai que, si le titre n'avait pas encore été assuré, je n'aurais pas roulé comme je l'ai fait vendredi", avouait Loeb.

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