Loeb leader, Duval sous contrôle

Loeb leader, Duval sous contrôle
Par AFP

Le 27/08/2005 à 19:00Mis à jour

Sébastien Loeb (Citroën) a pris ses distances sur François Duval, samedi, en Allemagne. Et la cause paraît entendue car le patron Guy Fréquelin a fait la consigne. Les grands perdants du jour sont Toni Gardemeister (Ford) et Petter Solberg (Subaru).

Comme la veille, le Français et son coéquipier belge François Duval avaient dominé de la tête et des épaules la concurrence, samedi, lors de la deuxième journée. Et ce, en dépit des consignes de prudence, de figer les positions, données le matin par Guy Fréquelin, directeur de Citroën Sports et réitérées après la première boucle de deux spéciales (ES7 et ES8). Consignes ayant quelque peu perturbé les deux pilotes habitués à laisser libre cours à leur fougue.

Solberg sombre

Assurer, c'était aussi le lot des deux poursuivants des Citroën Xsara, les Peugeot 307 du Finlandais Marcus Gronholm et de l'Estonien Markko Martin. Le premier n'avait plus rien à espérer. Plus rien à craindre non plus, tant les écarts étaient importants.

Neuf minutes de retard au contrôle horaire (1 min 30 sec de pénalité), plus de deux minutes perdues dans l'ES8, Solberg sombrait. Samedi soir, le Norvégien avait fait son deuil de ses illusions bien minces de rester dans la course au titre.

Le Tchèque Roman Kresta (Ford Focus), le Français Stéphane Sarrazin (Subaru Impreza), retardé vendredi par un frein à main récalcitrant, une sortie de route, et l'Espagnol Dani Sola (Ford Focus) repoussaient Solberg en 9e position, en dehors des points.

"Ne pas s'endormir"

Il reste encore une journée à tenir, 90 km de spéciales, pour conserver son invincibilité en Allemagne, pour offrir à Citroën son premier "doublé" de la saison. "François est maintenant à près de 30 secondes, ça se maintient, les autres sont loin derrière, tout va pour le mieux pour l'instant. Je vais rouler par rapport à François, aux autres, lui aussi, annonçait Loeb. On va essayer de garder un rythme pour ne pas s'endormir, se déconcentrer. Ce n'est pas le plus facile, le plus amusant. Maintenant il faut savoir attaquer, mais aussi gérer".

François Duval partageait le même avis que son glorieux coéquipier. "Deux voitures de la même équipe qui se battent ensemble serait quelque chose de ridicule. Dimanche, on en lâchera", admettait le Belge. Laconcurrence en profitera peut-être pour récolter quelques miettes, les deux Xsara ayant jusque-là raflé tous les scratches.

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