Loeb de main de maître

Loeb de main de maître
Par AFP

Le 16/07/2005 à 12:15Mis à jour

Vainqueur de six spéciales sur dix, Sébastien Loeb (Citroën) a pris la tête du Rallye d'Argentine devant Petter Solberg (Nor/Subaru) lors de l'étape 1, vendredi. En compagnie de Marcus Gronholm (Fin/Peugeot), les trois pilotes ont creusés l'écart sur la 4

Sébastien Loeb (Citroën Xsara) occupait la tête du rallye d'Argentine, neuvième des seize épreuves du championnat du monde, à l'issue de la première journée, vendredi soir à Villa Carlos Paz.

L'hiver argentin, qui jusqu'à jeudi matin semblait ne pas vouloir s'installer sur la région de Villa Carlos Paz, avait soudainement fait son apparition dès le début de l'épreuve, les deux super-spéciales du soir. Chute brutale des températures, précipitations, la neige faisait même son apparition sur les hauteurs de La Cumbre, un sol blanc étant ainsi possible sur certaines spéciales de samedi et dimanche.

Une vache de l'ES7

Dans la spirale du succès, sur sa lancée de cinq victoires consécutives, rien ne semblait pouvoir arrêter le champion du monde en titre. Auteur de trois temps scratches sur les quatre de la matinée (ES4, ES5 et ES6), Loeb avait retrouvé sa place, la première, délogeant Solberg qui avait pris les devants la veille au soir sur le tourniquet d'un site "pro-racing" pris d'assaut par des dizaines de milliers de spectateurs.

El campéon

"Ca va vite, très vite", reconnaissait le Norvégien à l'arrivée au parc d'assistance. "C'est chaud ! Depuis ce matin, c'est l'attaque maxi, renchérissait Loeb. Des frayeurs ? De temps en temps, ça passe très près des rochers". Et puis plus tard, cette vache... "Le bilan est plutôt positif, reprenait le Français. Comme on pouvait le craindre sur ce type de terrain, les Pirelli sont très bien aussi et on fait jeu égal. Pour l'instant tout va bien".

L'après-midi, Loeb enfonçait le clou, démoralisait un peu plus ses adversaires. Après un scratch de Gronholm (ES7), dans cette spéciale où la Xsara avait rencontré une vache sur son chemin, le Français monopolisait tous les meilleurs temps, creusait un peu plus l'écart sur Solberg et le Finlandais de Peugeot, tous deux impuissants face à l'insolente domination du "campéon".

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