Loeb a refusé son titre mondial

Loeb a refusé son titre mondial
Par Eurosport

Le 19/09/2005 à 07:45Mis à jour

Sébastien Loeb (Citroën) s'est arrangé pour écoper de 2 minutes de pénalité à l'arrivée du Rallye de Grande Bretagne, dimanche. Il termine 3e. Le Français ne voulait pas être champion du monde par le retrait de Marcus Grönholm et de Peugeot, en deuil aprè

[18/09/05] - Le sport est devenu dérisoire dimanche matin, après la mort du Britannique Michael Park, 39 ans, co-pilote de Markko Märtin (Peugeot 307), lors de la 15e spéciale du Rallye de Grande Bretagne. Et la concordance d'un titre mondial une perspective déplacée, indécente, impossible pour Sébastien Loeb (Citroën Xsara), qui l'a fui.

La deuxième 307 pilotée par Markus Grönholm (3e) immédiatement placée sous une bâche et retirée de la course par Peugeot Sport, les organisateurs ont annoncé dans la foulée l'annulation des deux derniers parcours chronométrés, figeant le résultat après l'ES15. Restait une formalité à accomplir. Le règlement du championnat du monde des rallyes stipule en effet que les équipages doivent se présenter à un horaire précis, à l'arrivée, pour valider leurs résultats. Le Finlandais absent au pointage à Swansea, le Français, premier du classement, était donc de fait champion du monde.

Après l'autorisation de Claude Satinet, le directeur général d'Automobiles Citroën, et de Guy Fréquelin, le directeur de Citroën sport, l'Alsacien a pointé deux minutes en avance à Swansea pour écoper d'une pénalité égale en temps, laissant ainsi Petter Solberg [Subaru] gagner pour la quatrième fois de suite au pays de Galles.

"Pour moi, c'était clair"

"Je ne peux pas penser me retrouver champion du monde comme ça, dans ces circonstances là", a expliqué Sébastien Loeb. "C'est un sport. Je me bats à la régulière et, à partir du moment ou Marcus [Grönholm] se retire, je préfère ne pas gagner. Tout ça c'est n'importe quoi. Il fallait arrêter complètement le rallye. Marcus ne s'est pas posé de question. A partir de là, pour moi, c'était clair. Solberg ? Je m'en fous. Chacun est libre d'apprécier la situation comme il le veut. De toutes les façons, qu'il gagne ou pas, ce n'est pas ça qui est le plus important aujourd'hui" , a-t-il conclu.

"Sébastien ne voulait pas gagner dans ces conditions et nous avons accepté sa décision parce que nous étions d'accord avec lui", a déclaré Guy Fréquelin. "On souhaitait que Marcus [Grönholm] ne soit pas pénalisé, que le classement soit arrêté après la 14e spéciale. Les commissaires ne voulaient pas. Alors il n'y avait pas d'autre solution que de prendre une pénalité" , a poursuivi Fréquelin. "Quand on pointe en avance, chaque minute de retard équivaut à une minute de pénalité. En retard, la pénalité n'est que de dix secondes par minutes de retard. Donc Sébastien a pointé avec deux minutes d'avance".

"Nous réfléchissons maintenant au reste de la saison"

Le résultat final indique que le Norvégien Petter Solberg (Subaru Impreza) a gagné devant le Belge François Duval (Citroën Xsara), Sébastien Loeb (Citroën Xsara) et le Finlandais Harri Rovanperä. Au classement du championnat du monde, la position de vainqueur de Solberg empêche Loeb d'avoir le total de points suffisant pour conserver sa couronne acquise en 2004. Ce devrait être effectif au Japon, la prochaine étape du WRC, les 30 septembre, 1er et 2 octobre.

Peugeot Sport, sous le choc du drame, a encore du mal à appréhender cette échéance. "C'est épouvantable pour les gars qui l'aimaient dans l'équipe, pour sa famille. Nous réfléchissons maintenant au reste de la saison. Le championnat n'est rien par rapport à la vie d'un homme."

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