Elena : "On sait que ça peut arriver"

Elena : "On sait que ça peut arriver"
Par AFP

Le 20/09/2005 à 07:15Mis à jour

Daniel Elena, le copilote de Sébastien Loeb (Citroën Xsara), était très affecté après la mort, dimanche, de son collègue, le Britannique Michael Park, copilote de Markko Märtin (Peugeot), lros de la dernière étape du Rallye de Grande-Bretagne. Témoignage.

Vous venez de perdre un compagnon ?

Daniel Elena : C'est sûr, Michael était un super pote. Le copilote avec lequel je m'entendais le mieux. On était assez proche. Il est mort dans sa passion. Comme on dirait mort au champ d'honneur. Mais bon, de toute façon, quand on monte dans la voiture on sait que cela peut arriver.

Copilote est un métier ingrat car c'est toujours le pilote qui est mis en vedette ?

D.E. : Ce n'est pas que copilote soit un boulot ingrat. On sait pourquoi on est dans la voiture. On sait que c'est par passion. On oublie le copilote oui et non. On fait notre part de boulot. C'est pour cela que je revendique souvent que le nom du copilote soit sur la voiture. C'est la vie. Mais on va continuer quand même.

Comment réagit-on après un tel drame ?

D.E. : Ça secoue. C'est dur pour le moral. Surtout quand c'est une personne proche. Maintenant il faut voir que c'est notre métier, notre passion. De toute façon si l'on y pensait trop on ne monterait pas dans la voiture. Le plaisir avant tout. On y pensera dans les premiers kilomètres de la prochaine spéciale mais une fois que l'on est dedans on oublie.

Vous faites quand même un métier dangereux ?

D.E. : Hyper dangereux. Mais c'est comme tout. La vie est dangereuse. On sort dans la rue, on glisse, on se fracasse le crâne. Il y en a qui se tue en glissant dans leur baignoire. On ne vit qu'une fois. On la vit à fond. On n'a qu'une passion. Il ne faut pas penser au danger du métier.

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