Loeb avait tout prévu

Loeb avait tout prévu
Par AFP

Le 02/10/2005 à 19:30Mis à jour

Dimanche, le Français Sébastien Loeb (Citroën) est devenu champion du monde des rallyes pour la deuxième fois de sa carrière, au Japon. Un sacre qui était programmé par le Français et son écurie. L'Alsacien savait qu'une troisième place lui suffisait pour

[02/10/2005] Un podium suffisait à Sébastien Loeb (Citroën Xsara) pour être sacré champion du monde pour la deuxième année consécutive et il l'a obtenu sous forme d'une deuxième place au Rallye du Japon, treizième des seize épreuves de la saison, dimanche à Obihiro.

"Etre libéré avant la Corse"

Quinze jours plus tôt en Grande-Bretagne, le Français avait laissé la victoire à Solberg pour ne pas avoir à obtenir le titre alors que Grönholm s'était retiré en signe de deuil après la mort du Britannique Michael Park, le copilote de l'Estonien Markko Martin. "Je veux être libéré afin d'aller en Corse pour la gagne. Je ne chercherai pas la victoire à tout prix ici", annonçait le pilote Citroën à son arrivée à Obihiro. Et comme à son habitude, quand Loeb se fixe un objectif, il s'y tient, l'atteint.

"Largement à ma portée"

Terminer sur le podium au Japon était en effet largement à la mesure d'un pilote qui démontre depuis son arrivée en Mondial, et cette année surtout, son aptitude à maîtriser tous les terrains, toutes les situations, à appréhender tous les paramètres de la course. Et un rythme prudent pour Loeb est encore trop élevé pour la majorité des concurrents du Mondial.

Seuls, dans ces cas là, Solberg et Grönholm sont de taille à en profiter. "Si l'on regarde cette saison, un podium est largement à ma portée", confiait d'ailleurs le Français avant le départ. Une seule journée, celle de vendredi, avait suffi à Loeb pour se placer en position de "champion". En dépit d'un lourd handicap, celui d'ouvreur sur des routes truffées de graviers, de pierres, le pilote Citroën au prix d'un formidable numéro de funambule dans le deuxième passage de Kunneywa-Nieuo (50,06 km), avait définitivement scellé le sort du championnat.

En mémoire de Park

Dès lors, Loeb pouvait se contenter de voir venir, laisser Grönholm mettre la pression sur Solberg. "Pour se battre avec les gars de devant, il fallait prendre de gros risques. Dans ma situation, commettre une faute aurait été stupide", remarquait le champion du monde.

Dimanche, à l'arrivée au parc d'assistance de Kita Aikoku, l'émotion était grande. Chez Citroën avec le couronnement du "roi Loeb", chez Peugeot ensuite. Quoi de plus beau qu'une victoire à offrir en mémoire de Michael Park. Grönholm et la marque au Lion ne pouvaient pas espérer mieux.

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