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WRC : Elfyn Evans (Toyota) conforté en tête du Championnat après sa victoire au Japon devant Sébastien Ogier
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Mis à jour 31/05/2026 à 12:34 GMT+2
Le Britannique Elfyn Evans au volant d'une Toyota a conforté dimanche sa place de leader du Championnat du monde des rallyes WRC en remportant l'épreuve au Japon, devant son coéquipier français Sébastien Ogier, le constructeur nippon ayant surclassé sur ses terres les Hyundai et les Ford
Elfyn Evans (Toyota), vainqueur du Rallye du Japon 2026
Crédit: Getty Images
Le Gallois Elffyn Evans a enlevé son troisième rallye japonais, le 13e de sa carrière en WRC, et solidifé sa place de leader au championnat du monde au terme de quatre jours et 20 épreuves spéciales chronométrées sur les petites routes vallonnées en asphalte du centre de l'archipel, près de Toyota City, traversant des villages aux maisons en bois et des forêts. "Quel super week-end !", s'est-il exclamé en remportant son deuxième rallye de l'année (après la Suède en février) et consolidant sa place de leader du classement provisoire des pilotes.
"Il est trop tôt pour parler du (titre du) Championnat du monde, on doit simplement profiter de cette victoire", a déclaré Evans au site officiel WRC.com. Ce prétendant à la couronne mondiale 2026, âgé de 37 ans, a devancé Ogier, 42 ans, qui en a remporté neuf mais qui ne l'a jamais vraiment inquiété. Evans a aussi surclassé ses coéquipiers, le Finlandais Sami Pajari et le local de l'épreuve Takamoto Katsuta. La cinquième Toyota GR Yaris du jeune Suédois Oliver Solberg, qui avait abandonné samedi sur sortie de route, est dans les profondeurs du classement, même si le fils du champion WRC 2003 Petter Solberg a gagné trois des cinq spéciales dominicales, dont le "Super Sunday" et la "Power Stage" et les dix points qui vont avec.
Toyota écrase Hyundai à domicile
Totalement écrasées par le constructeur japonais, premier investisseur du monde dans le sport automobile, les Hyundai sud-coréennes du Français Adrien Fourmaux, du Belge Thierry Neuville et du Néo-Zélandais Hayden Paddon n'ont pas pu faire mieux que 5e, 6e et 7e. La première Ford de l'écurie privée britannique M-Sport, nettement moins performante que les deux autres bolides, termine à la huitième place grâce à l'Irlandais Jon Armstrong. Les Toyota avaient frappé fort dès vendredi, le parcours sur l'asphalte sec dès les spéciales de l'après-midi leur donnant une supériorité incontestable sur les Hyundai i20 et Ford Puma.
Sébastien Ogier, qui fait une saison partielle pour raisons familiales et qui a gagné fin avril le rallye des Canaries (Espagne), avait promis vendredi soir d'"exercer une pression maximale sur Elfyn" Evans. Mais il a reconnu dimanche que lui et son copilote français Vincent Landais n'avaient "pas pu maîtriser" le Britannique et son copilote Scott Martin.
Quant à Pajari, sur la troisième Toyota, il s'est dit heureux d'être "de retour sur le podium", tandis que le Japonais Katsuta s'est déclaré au contraire "désolé pour (ses) fans" de finir au pied de la 3e marche et a promis d'"essayer l'an prochain de décrocher une victoire" à domicile. Le WRC souffre d'un manque d'attrait pour les constructeurs qui ne sont que trois en catégorie rally1 (Toyota, Hyundai et l'écurie privée M-Sport Ford) mais un nouveau règlement en 2027 devrait rendre les voitures moins chères et les compétitions plus rentables. La première voiture de la catégorie intermédiaire rally2, au plateau nettement plus fourni, est une Lancia du Bulgare Nikolay Gryazin, qui termine 9e du classement général.
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