Un première journée déjà décisive ?

Un première journée déjà décisive ?
Par Eurosport

Le 28/03/2012 à 17:55Mis à jour Le 28/03/2012 à 18:53

Le rallye du Portugal pourrait se jouer dès la première journée de spéciales, jeudi, avec des épreuves de nuit qui devraient créer quelques surprises. La poussière est un élément important dans les stratégies des équipes, bien différentes entre Citroën et Ford. Sébastien Loeb veut jouer la sécurité.

Habituellement, le rallye du Portugal est "le théâtre de belles bagarres, d'arrivées serrées", admet Sébastien Loeb. Mais cette année, "tout peut être bouclé jeudi soir". Une "vraie" première journée est organisée en entame. Après une super-spéciale à Lisbonne, trois épreuves de nuit pourraient rapidement redistribuer les cartes de cette quatrième manche de WRC.

"De nuit, c'est sympa. De nuit avec de la poussière, ça l'est beaucoup moins", annonce Loeb. Cette poussière est la principale préoccupation des équipes. Dès la fin des qualifications mercredi, elles ont adopté une stratégie pour ne pas perdre toute chance dès les premiers kilomètres. Citroën et Ford ont pris des directions diamétralement opposés. Le Finlandais Jari-Matti Latvala (Ford), le plus rapide lors des qualifications, a choisi de partir en dernière position juste derrière son coéquipier, le Norvégien Petter Solberg. "Leur choix nous a étonnés mais le nôtre semble également les interpeller", a déclaré Sébastien Loeb. Mikko Hirvonen et l'Alsacien, quatrième des qualifs, ouvriront la route.

Loeb : "Cela peut tout fausser"

Ford espère une piste favorable. "Les organisateurs nous ont dit qu'il n'y aurait pas de poussière dans les spéciales de nuit, c'est pourquoi nous avons pris cette décision. Nous comptons bénéficier d'une route propre", précise Jari-Matti Latavala. S'il ne pleut pas, les organisateurs pourraient arroser le parcours cinq ou trois heures avant le premier passage. Un choix qui pourrait avoir son importance.

Les Citroën ont pris l'option la plus sécurisante, sur un parcours "très sec et plus cassant que d'habitude". "On pense que le balayage sera moins pénalisant que les particules de terre en suspension, estime Sébastien Loeb. Avec nos rampes de phares qui éclairent très loin, avec un peu de poussière on est très vite gêné. On ne voit rien du tout, on est complètement arrêté. Trente bornes dans la poussière et tu es à deux minutes. Les écarts ne pourront pas être rattrapés pendant les spéciales de jour. Il faut essayer de l'éviter. Cela peut tout fausser". La victoire au Portugal pourrait finalement, comme souvent, se jouer pour des poussières.

0
0