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Monte-Carlo, "le plus grand défi"

Monte-Carlo, "le plus grand défi"
Par Eurosport

Le 17/01/2012 à 14:47Mis à jour Le 17/01/2012 à 18:20

Le Rallye Monte-Carlo, 80e du nom, s'élancera mercredi de Valence pour cinq jours de spéciale. De retour en WRC après trois ans d'absence, le mythique rallye proposera un parcours corsé où les conditions météos pourraient jouer un rôle déterminant.

Trois ans après être sorti du cadre du championnat du monde des rallyes, le Monte-Carlo fait son grand retour cette année en WRC. Une épreuve idéale pour débuter la saison. Mais une épreuve on ne peut plus compliquée. De mercredi à Valence, jusqu'à dimanche midi à Monaco, les concurrents auront droit à un véritable marathon : 433 km chronométrés répartis sur 18 épreuves spéciales. Avec des grands noms comme Le Moulinon-Antraigues, Burzet-Saint-Martial, St-Bonnet-le-Froid ou encore Moulinet-La Bollène Vésubie avec passage par le Col de Turini.

"C'est l'un des rallyes les plus mythiques du championnat, sinon le plus mythique", estime Sébastien Loeb (Citroën WRT), quintuple vainqueur de l'épreuve, qui se réjouit de voir le Monte-Carl' réintégrer le calendrier. "C'est un rallye sur lequel j'ai souvent eu de bons résultats, qui m'a porté chance, où j'ai souvent eu du plaisir et de la réussite, sur des terres françaises, donc j'espère que ça va durer. C'est aussi le rallye à domicile de mon copilote (Daniel Elena), donc ça fait plein de raisons qui font que je suis content de revenir ici."

Hirvonen : "Je le hais"

Au delà du plaisir de disputer ce rallye, les pilotes connaissent tous les difficultés proposées, Mikko Hirvonen le premier. Le Monte-Carlo, "c'est le plus grand défi possible pour un pilote et ça va sûrement être difficile cette année, affirme le Finlandais, vainqueur de l'épreuve en 2010 au volant d'une Ford Fiesta S2000. J'ai un peu une relation d'amour et de haine avec ce rallye. C'est vraiment l'endroit idéal pour entamer le championnat du monde, à cause de son histoire fantastique. Mais quand on entame une descente glacée avec les mauvais pneus, là je le hais."

Tempête de neige soudaine, choix de pneumatiques difficile, plaque de glace, la première manche du Mondial 2012 recèle de nombreux pièges. Les protagonistes de l'épreuve en 2011, disputée en Intercontinental Rally Challenge, peuvent en témoigner. En une spéciale, le classement avait été bouleversé. Et le leader - Juho Hanninen (Skoda) - avait tout perdu, passant de la 1re à la 6e place en quelques kilomètres à cause d'un mauvais choix de gommes sur la neige.

"Ça reste un rallye très compliqué, très piégeur, à cause des conditions très changeantes, poursuit Sébastien Loeb. Il va falloir se battre pour rester sur la route et faire un bon résultat." D'autant que l'Automobile Club de Monaco a choisi de ne pas autoriser le Rally 2 - anciennement Superallye - qui laisse aux concurrents la possibilité de repartir le lendemain d'un abandon contre une pénalité. "Quand il commence à neiger et qu'il y a des plaques de glace, c'est parfois très délicat de conduire ici, on part facilement à la faute et j'espère que ça ne m'arrivera pas cette année", conclut Loeb qui devra se montrer prudent. La neige a en effet fait son apparition en début de semaine dans les spéciales.

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