WRC 2013 - Ogier, Hirvonen, Latvala et Sordo : quatre prétendants pour succéder à Loeb

Quatre prétendants pour succéder à Loeb
Par Eurosport

Le 14/01/2013 à 18:39Mis à jour Le 14/01/2013 à 23:08

La semi-retraite de Sébastien Loeb (Citroën WRT) ouvre une nouvelle ère cette saison. Sébastien Ogier (VW), Mikko Hirvonen (Citroën WRT), Jari-Matti Latvala (VW) et Dani Sordo (Citroën WRT/Abou Dabi) sont sur la short list des candidats au titre.

Sébastien Ogier (VW)

Français - 29 ans

Carrière : 56 rallyes depuis 2008, 7 victoires, 3e du Mondial en 2011
Les plus : rapidité, polyvalence
Les moins : trop souvent victime de sa fougue sous la pression ; équipe inexpérimentée

Sébastien Loeb l'a reconnu lui-même : son ex-coéquipier est aussi rapide que lui en vitesse pure. Chez Citroën, en 2011, la cohabitation a fait des étincelles : l'icône n'a pas voulu renoncer à ses prérogatives de numéro un occulte et l'impétrant a refusé de patienter plus dans l'ombre. En 2012, il a signé, à la surprise générale, pour VW où tout était à faire. Un an de purgatoire en Skoda Fabia S2000 et 20.000km de tests plus tard, le voilà au volant d'une Polo dont il a mené le développement sous la direction technique de François-Xavier Demaison, ex-Peugeot, Subaru et Citroën Solberg. Bref, c'est du sur-mesure pour lui. Pour l'organisation allemande, il n'y a aucun souci à se faire : le team manager Sven Smeets, rompu aux façons de Citroën, fait partie des murs à Hanovre depuis plus d'un an et le budget ne risque pas de manquer.

Mikko Hirvonen (Citroën WRT)

Finlandais - 32 ans

Citroën Communication

Le Finlandais a une occasion en or de remporter le championnat. Après une saison d'intégration, parfois difficile au volant d'une DS3 dont il a mis du temps à percer les secrets, le quadruple vice-champion du monde a été publiquement désigné par Citroën comme favori maison dans la course au titre. Pas totalement débarrassé de l'ombre de Sébastien Loeb, l'ex-leader de Ford pourra néanmoins faire abstraction du pigiste de luxe français pour marquer ses adversaires. Pilote réfléchi, mûr et très complet, il doit profiter de la fiabilité à toute épreuve de sa voiture et de l'ultra professionnalisme de son équipe pour prendre de l'avance en début de Mondial, car VW progressera forcément vite.

Volkswagen Motorsport

Carrière : 115 rallyes depuis 2005, 7 victoires, 2e du Mondial en 2010
Les plus : rapidité sur terre et neige
Les moins : ne s'est jamais montré capable de gérer un championnat ; faible sur asphate ; VW a peut-être fait l'erreur de ne pas lui imposer un statut de numéro deux

Officiel Ford depuis 2008, le Finlandais rejoint une équipe aux moyens qu'il n'a jamais connu. Il peut être d'une rapidité étonnante mais se met trop souvent dans le rouge pour suivre le rythme des Loeb et autres Hirvonen. Ça peut passer sur un week-end de rallye mais pas sur plusieurs. Le résultat est des sorties de routes et accidents à répétition. Il s'en veut sur le coup, admet spontanément sa responsabilité mais avoue en même temps son incapacité à s'auto-discipliner très longtemps. Bref, il est incorrigible et la rechute n'est jamais loin. En 2011, il a échoué à reprendre le flambeau abandonné par Hirvonen et VW a pris un risque en l'enrôlant, sans doute persuadé de pouvoir l'assagir. Un sacré défi, d'autant qu'Ogier va très vite lui montrer ses ambitions.

Dani Sordo (Citroën WRT / Abou Dabi)

Espagnol - 29 ans

Carrière : 98 rallyes depuis 2006, 0 victoire, 3e du Mondial en 2008 et 2009
Les plus : rapidité sur terre et asphalte ; connait très bien les rouages de la maison
Les moins : aucune victoire et encore moins d'expérience de lutte pour le titre ; des progrès à faire sur la neige

Comme Sébastien Loeb et Sébastien Ogier, l'Espagnol a été champion du monde Junior (en 2005) avant de se construire une jolie réputation en Mondial. Lieutenant préféré du nonuple champion du monde alsacien dans l'équipe 1, il a été progressivement victime en 2010 de l'irrésistible ascension d'Ogier chez Citroën, et donc contraint d'aller voir ailleurs. Ce fut donc Mini by Prodrive et son budget famélique, assorti de quelques exploits (2e en France 2011 et Monte-Carlo 2012) et des engagements comme au coup par coup (y compris une pige remarquée chez Ford) qui lui ont permis de rester dans les petits papiers de Satory. A l'heure de trouver un second à Hirvonen, Citroën a étudié poliment la candidature de Solberg mais il n'y a jamais eu "match". Dans un championnat très ouvert, sa polyvalence et sa régularité de métronome peuvent l'amener à s'immiscer dans la course au titre. Il est tenu d'obéir aux consignes d'équipes, mais il aura carte blanche lorsque Hirvonen ne sera pas au mieux. Dix-neuf fois deuxième, il prendra rapidement une autre envergure en cas de victoire.

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