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Sébastien Loeb (Citroën) : "On se demandait si on allait arriver au bout"

Loeb : "On se demandait si on allait arriver au bout"
Par AFP

Le 19/01/2013 à 23:20Mis à jour Le 19/01/2013 à 23:24

Sébastien Loeb (Citroën WRT) a commenté samedi soir sa septième victoire-record au Monte-Carlo, emprunte en émotions mais aussi en stress.

Que pensez-vous de cette décision d'annuler la fin du rallye ?

Sébastien Loeb : En ce qui me concerne, l'annulation ne me gêne pas car il n'y avait aucun plaisir à piloter dans de telles conditions. Ce n'est de la faute de personne, sinon de la météo qui a fait qu'on avait de la soupe sur la route. On ne pouvait pas attaquer, appuyer la voiture, il fallait juste franchir les spéciales. La troisième fois (ndlr: pour aller à l'ES17) il aurait été impossible d'accéder au (départ du) Turini, car il y avait 500 voitures garées sur la route de Sospel, qui fait la largeur de deux voitures. A partir du moment où certains commencent à descendre, il est impossible de se croiser, donc il n'y avait aucune autre solution. Au bout de deux passages, alors que les gens sont sur place depuis six heures, qu'ils sont trempés et que les voitures passent à 30 km/h devant eux, ils se disent que ce sera plus agréable d'aller boire un coup. Les nuits du Turini, dans des conditions normales, qu'il y ait de la neige ou que ce soit sec, il y a du plaisir, les gens seraient restés, mais là c'était difficile à cause de la météo. C'est comme ça, ça arrive.

Quel bilan à chaud tirez-vous de ce Monte-Carlo 2013 ?

S.L. : Ça ne pouvait pas beaucoup mieux se passer, alors qu'on a eu toutes les conditions possibles. Je n'avais jamais fait un Monte-Carlo dans de telles conditions hivernales et ça n'avait rien à voir avec le fait de rouler en Suède, il n'y a qu'à voir les difficultés qu'ont eu les pilotes finlandais. On était un peu dans le doute avant le départ, on se demandait si on allait réussir à rester sur la route. Finalement, le feeling était top, la voiture était impeccable, j'ai pu rouler à ma main et quand il fallait en rajouter, on était toujours capables de le faire, donc on a bien maîtrisé le sujet, ça ne pouvait pas être mieux.

Avez-vous pris du plaisir dans cette 81e édition ?

S.L. : Il y a eu beaucoup de plaisir dans des spéciales enneigées qu'on faisait pour la première fois dans de telles conditions, par exemple Saint-Bonnet (ES6, ES9) et Saint-Jean en Royans (ES11) qui était vraiment une spéciale magnifique, 100% neige, avec du soleil, c'était vraiment génial. Alors que là dans le Turini, on attendait un peu que ça se passe. A un moment donné, on a quand même mis dix minutes de plus que le record de la spéciale, au premier tour. On se demandait si on allait arriver au bout, il fallait rester concentrés à 100%, on n'avait pas de droit à l'erreur, il ne fallait pas s'emballer. On est passés par toutes les situations.

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