Fort comme un Loeb !

Fort comme un Loeb !
Par Citroën Racing

Le 27/06/2004 à 14:00Mis à jour

Vainqueur dimanche en terre turque, Sébastien Loeb (Citroën Xsara XRC) a failli tout perdre au dernier moment, terminant sur trois roues. Heureusement, le leader français du Championnat du monde a su prendre la bonne décision pour préserver sa quatrième v

[27/06/04] - Sébastien Loeb et Daniel Elena succèdent au palmarès du Rallye de Turquie à Carlos Sainz et Marc Marti. Le jeune Alsacien et son coéquipier monégasque s'imposent de manière somptueuse, devançant pour la première fois tous leurs rivaux sur la terre après l'avoir déjà emporté cette saison sur asphalte et sur neige. Avec cette victoire, sa huitième en Mondial, Sébastien Loeb conforte bien évidemment sa position en tête du Championnat du monde "Pilotes".

La Xsara WRC obtient à Kemer le dixième succès de son histoire en championnat du Monde FIA des rallyes. Combiné à la quatrième place de Carlos Sainz et Marc Marti, ce résultat permet à Citroën de creuser l'écart au sein de la compétition "Constructeurs" après un parcours remarquable dans la première trilogie méditerranéenne de la saison.

L'exploit réalisé par l'équipe de Versailles-Satory a toutes les chances de rester gravé dans les mémoires, ne serait-ce qu'en raison de la fin de course. Alors qu'au sortir de la dernière spéciale l'affaire était entendue, Sébastien Loeb et Daniel Elena connurent une liaison retour vers Kemer pour le moins mouvementée. "Dans la dernière spéciale, j'ai constaté que la voiture 'flottait' un peu, expliquait le héros du jour. Ensuite, sur la route, la roue arrière droite s'est bloquée. Nous avons décidé de démonter la roue..". C'est donc sur trois roues et sous une monumentale ovation que la Xsara fit son entrée à l'ultime assistance, où le problème (roulement) fut localisé et rapidement résolu.

Outre ce final haletant, on retiendra de cette manche caniculaire le courage dont a fait preuve Carlos Sainz, terrassé aux deux tiers de l'étape du samedi par un énorme coup de chaleur. Le staff médical hésitait à le laisser repartir, mais pour "Carlos qui-ne-renonce-jamais" le problème ne se posa même pas. Il repartit. Ce n'est qu'au soir que le Madrilène avoua à Guy Fréquelin : "A un moment, j'ai cru que ce ne serait pas possible..."

On se souviendra également de la prestation des hommes de Citroën, sur laquelle Guy Fréquelin tenait à insister : "La définition du set-up de départ des Xsara fut une réussite. Les voitures étaient performantes, mettaient leurs pilotes en confiance. Elles exploitaient au mieux les pneumatiques Michelin, sans les dégrader. A propos des pneus, nous avons très bien joué, notamment en optant pour les gommes tendres dans la boue du début de course. Nous savions que Sébastien était capable d'être le plus rapide de tous sur la terre. Je ne suis pas étonné qu'il l'ait prouvé, mais j'en suis profondément heureux pour lui. Comme à l'Acropole, mais dans un autre registre, Carlos a montré qu'il est un champion unique. Ce soir, je suis réellement fier de toute mon équipe !"

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