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Elena : "La situation n'est pas critique"

Elena : "La situation n'est pas critique"
Par Eurosport

Le 28/09/2006 à 16:30Mis à jour

Le co-pilote Daniel Elena dédramatise la blessure de Sébastien Loeb : l'équipe de la Citroën N.1 espère revenir lors des trois derniers rallyes 2006, où une 4e place suffira pour un 3e titre.

Quand avez-vous été au courant de ce qui est arrivé à Sébastien ?

Daniel Elena : Mardi soir, lorsqu'il m'a appelé pour me dire qu'il avait chuté lourdement à vélo dans l'après-midi, et qu'il s'était cassé l'humérus. Il avait le moral à plat. Quant à moi, sur le coup, j'ai failli tomber dans les pommes. Il a été opéré de suite le mercredi matin. Ça s'est bien passé, il récupère bien et il a le moral. Il a la pèche.

Il a l'habitude de faire du VTT...

D.E. : Oui. Il n'aime pas les footings et il fait du vélo pour parfaire sa condition physique. Il en fait régulièrement car il habite dans un endroit très agréable qui s'y prête bien. Mais bon, on a tous pris des gamelles en vélo, et c'est comme ça !

C'est le corps médical qui lui donnera le feu vert pour revenir...

D.E. : Oui. Il faut le laisser récupérer ses moyens. La situation actuelle n'est pas critique, même si on est sûr de ne pas prendre le départ du Rallye de Turquie. Ce serait trop tôt pour revenir et le rallye est trop cassant. Et puis d'un autre côté, ce n'est pas fait pour Marcus [Grönholm] : il a 35 points à marquer pour nous rejoindre au championnat. On ne s'affole pas. Le plus important est que Sébastien revienne dans les trois dernières épreuves pour marquer les 5 points nécessaires à un 3e titre. Il suivra l'avis de ses médecins. De toute façon, ça ne sert à rien de risquer de bousiller une carrière sur un retour précipité. On pense aussi à l'énorme challenge de 2007, avec la C4...

La tâche n'est pas si aisée pour Grönholm : la Turquie est très éprouvante pour les mécaniques, un pilote comme Petter Solberg a toujours été très bien en Australie...

D.E. : Tout à fait ! On part avec 35 points d'avance et on fera les soustractions au fur et à mesure. Regardons déjà ce qui va se passer en Turquie... Mais bon, tout ça va un peu manquer de piment car on a été habitué à ce duel entre nos équipages cette année.

Est-ce que Grönholm ou Ford vous a envoyé un message à propos de cette situation qui doit aussi les embarrasser un peu...

D.E. : Non. Mais vu le respect mutuel entre les équipages respectifs, je pense que Marcus doit être plus triste qu'autre chose de savoir qu'il va être tout seul. Il ne doit pas être heureux de cette perspective de gagner dans ces conditions.

Ce contretemps signifie-t-il que le titre Constructeurs est perdu, du moins fortement compromis ?

D.E. : Rien n'est jamais perdu. Les autres pilotes sont là. A eux de prendre le relais.

Les terrains des rallyes de fin de saison se prêtent-ils à un retour "en douceur", pas trop agressif ?

D.E. : L'Australie, la Nouvelle-Zélande et la Grande Bretagne sont considérés comme des rallyes "bonne terre" : leurs routes sont larges, rapides... Il y aura des sauts, mais je pense que Sébastien ralentira sur certaines de ces phases. Seb doit viser une 4e place sur l'un de ces rallyes pour coiffer la couronne. Pour nous, c'est plus facile de récupérer 5 points que pour Marcus d'en prendre 35.

Cette indisponibilité contrarie aussi le programme de développement de la C4...

D.E. : Sébastien n'est pas le seul pilote de Citroën Sport, et Dani Sordo vient de signer comme pilote de l'équipe officielle jusqu'à fin 2009. Il a un bon feeling, de même que notre jeune pilote de développement finlandais. Ce n'est pas la fin du monde. Bien entendu, Seb aime travailler des détails propres à son pilotage sur la C4, qui vont inévitablement prendre du retard. Mais je peux vous garantir que le jour où il va de nouveau s'assoir dans la C4, il va mettre les bouchées doubles. Et entre la fin du championnat 2006 et le début de 2007, on ne sera pas souvent à la maison. Mais c'est certain : nous serons prêts pour le Monte-Carlo.

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